«On a entendu des tirs en l’air»: une journaliste fuit en direct après des frappes israéliennes au sud de Beyrouth
Agence QMI
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Une journaliste indépendante au Liban a dû évacuer d’urgence la banlieue sud de Beyrouth, jeudi, en raison de fortes explosions.
Clotilde Bigot devait rejoindre Hadath, localité située au sud-est de Beyrouth, dans le cadre d’une visite organisée par le Hezbollah à l’intention des médias étrangers.
« Dès que nous sommes arrivés, on a entendu des tirs en l’air. L’armée israélienne venait de demander aux habitants de Hadath de s’en aller parce qu’ils allaient frapper la banlieue sud. Ce fut assez chaotique », explique-t-elle, en entrevue à LCN, en quittant la ville à bord d’un van.
La journaliste constate un sentiment de découragement et d’anxiété parmi la population libanaise.

« Il y a vraiment ce sentiment qu’Israël pourrait taper dans n’importe quel quartier, dans n’importe quelle région du Liban, surtout si l’on parle de frapper des infrastructures étatiques », insiste-t-elle.
Elle soutient d’ailleurs que les Libanais réclament la fin des hostilités et manifestent un profond « mécontentement » face au déclenchement de ce conflit par le Hezbollah.
« Chaque génération, c’est une génération qui a vécu la guerre, ajoute Mme Bigot. Il y a eu la guerre de 2006, la guerre de 2024 et maintenant, on est en 2026. Rien n’est réellement reconstruit. Donc une nouvelle guerre plongerait le pays dans l’abîme et c’est vraiment ce que veulent éviter les Libanais. »
Écoutez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.