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Trump «joue avec le feu» en Iran pour prouver qu’il est encore «le boss»

Photo portrait de Rita St-Michel

Rita St-Michel

2026-02-28T16:19:27Z

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Les frappes américaines menées avec Israël contre l’Iran relèvent autant d’un calcul géopolitique que d’un geste de politique intérieure pour Donald Trump, selon un expert en politique internationale.

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Le président américain devait démontrer qu’il restait « le boss» après avoir essuyé un revers majeur sur la scène intérieure, selon Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).

« Il fallait qu’il démontre au peuple américain, essentiellement à la nation MAGA et à la communauté internationale, qu’il était toujours l’homme, “Monsieur Muscles, The Boss” », a-t-il affirmé à LCN, samedi.

M. Sciora rappelle que Donald Trump a récemment reçu « une gifle gigantesque » après que la Cour suprême eut invalidé une grande partie de ses tarifs douaniers. Dans ce contexte, le déploiement d’une flotte militaire massive au Moyen-Orient ne pouvait rester sans suite.

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« Il fallait qu’il se serve de sa puissance armée », résume-t-il.

Un piège politique

Romuald Sciora estime aussi que le président américain s’est « pris lui-même à son piège » en retirant les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

« Le deal qu’il aurait pu obtenir aurait été, dans tous les cas de figure, moins bon que le deal qu’il a lui-même jeté à la poubelle », souligne-t-il.

Selon lui, Donald Trump se retrouvait donc devant une alternative délicate : accepter un compromis perçu comme une défaite ou démontrer sa fermeté par l’usage de la force.

Une guerre « inutile »

L’analyste émet toutefois des réserves quant aux suites de cette décision.

« Nous sommes aujourd’hui face à une guerre inutile, en tout cas pour les États-Unis », affirme-t-il.

Si Washington a les moyens d’imposer un changement de régime en Iran, l’après-conflit demeure incertain. « Les Américains s’aventurent dans une zone inconnue », prévient-il, évoquant les risques de déstabilisation régionale et l’impact potentiel sur les marchés pétroliers.

« Trump joue avec le feu. Il risque une déstabilisation complète de la région et un impact sur le cours du pétrole. Tout ça pour pas grand-chose. »

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