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Frappe en Cisjordanie: l’armée israélienne dit avoir tué 12 «terroristes»

AFP

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2024-10-05T20:45:18Z

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L’armée israélienne a indiqué samedi que 12 «terroristes» avaient été tués jeudi dans une frappe sur un camp de réfugiés en Cisjordanie, révisant à la hausse un précédent bilan, tandis que le ministère palestinien de la Santé a fait état de 18 morts.

Peu après cette frappe sur le camp de réfugiés de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie, territoire illégalement occupé par Israël depuis 1967, l’armée avait donné un bilan de sept morts, mais dans un communiqué publié samedi, elle a indiqué que 12 «terroristes» avaient été tués au total.

«L’armée de terre et l’armée de l’air ont mené une opération conjointe pour frapper des terroristes qui prévoyaient de mener une attaque terroriste contre des civils israéliens dans un avenir proche», a-t-elle dit, soulignant que les 12 morts étaient membres du mouvement islamiste palestinien Hamas et de l’un de ses alliés, le Jihad islamique.

Cette frappe est la plus meurtrière depuis 2000 en Cisjordanie, a indiqué à l’AFP une source au sein des services de sécurité palestiniens.

Vendredi, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a condamné cette «frappe aérienne illégale», estimant qu’il s’agissait d’un «autre exemple clair du recours systématique à la force meurtrière par les forces de sécurité israéliennes en Cisjordanie, souvent inutile, disproportionné et donc illégal».

«La destruction d’un bâtiment entier plein de monde par un bombardement aérien témoigne d’un mépris flagrant d’Israël pour ses obligations», avait-il ajouté, soulignant avoir demandé une enquête indépendante sur cette opération.

Également vendredi, l’Allemagne de son côté a qualifié de «choquante» la frappe israélienne, déplorant «le nombre élevé de victimes civiles».

Tulkarem avait déjà été visé fin août par des raids aériens et terrestres israéliens dans le cadre d’une offensive à grande échelle contre les groupes armés en lutte contre Israël dans plusieurs villes et camps de réfugiés palestiniens du nord de la Cisjordanie.

Depuis le début de la guerre le 7 octobre dans la bande de Gaza entre l’armée israélienne et le Hamas, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël, les violences meurtrières entre les Palestiniens d’une part, et l’armée et les colons israéliens d’autre part, n’ont cessé de s’intensifier en Cisjordanie.

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