Vente de nourriture interdite: Québec va compenser financièrement les cinémas
Vincent Larin
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Le gouvernement du Québec va compenser financièrement les cinémas qui ouvriront leurs salles pour la semaine de relâche, malgré l’interdiction de vendre du popcorn.
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C’est ce qu’a répondu le premier ministre François Legault, en point de presse jeudi, aux menaces du propriétaire de cinémas Vincent Guzzo de garder ses salles fermées si le gouvernement ne faisait pas volte-face.
«On a, avec le ministre de l'Économie [Pierre Fitzgibbon], décidé qu'on va donner aux cinémas qui vont accepter d'ouvrir à partir du 26 février une compensation financière pour la partie alimentaire», a-t-il précisé.
Les cinémas pourront ainsi se prévaloir de l’Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM), a précisé Pierre Fitzgibbon sur Twitter. Ce programme prévoit un prêt pardonnable maximal de 15 000$ pour les entreprises fermées pendant 90 jours ou moins au moment de la reprise de leurs activités.
Ouverture des cinémas
— Pierre Fitzgibbon (@MinFitzgibbon) February 18, 2021
Les cinémas qui ouvriront leurs salles seront toujours admissibles à l’AERAM pour couvrir les frais fixes à la hauteur d’un maximum de 15 000$ par mois pour le volet alimentaire. Nous sommes sensibles à leur situation.
L’interdiction de vendre du popcorn n’est pas le seul problème auquel les propriétaires de cinémas devront faire face. Le couvre-feu à 20h, imposé dans les régions en zone rouge, les empêchera de présenter des films en soirée.
«C’est un problème logistique qui va nous couper quatre à cinq jours d’opération, a déploré Vincent Guzzo en entrevue avec Le Journal de Montréal jeudi. Après la semaine de relâche, on ne pourra pas opérer du lundi au vendredi et on va devoir ouvrir seulement les samedis et les dimanches.»
À ce sujet, François Legault n’a annoncé aucun assouplissement jeudi.