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Folie meurtrière à Amqui: la santé mentale, une «responsabilité collective», dit Legault

Le premier ministre se rendra jeudi à Amqui avec les chefs des partis d’opposition

Geneviève Lajoie et Gabriel Côté

2023-03-14T17:45:07Z
2023-03-14T21:48:47Z

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Évoquant de possibles antécédents chez l’auteur du drame d'Amqui, François Legault juge que les problèmes de santé mentale sont une «responsabilité collective».

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Le premier ministre se rendra dans la municipalité de 6200 âmes de la Vallée de la Matapédia jeudi avec les chefs des partis d’opposition. L’attaque au camion-bélier survenue lundi qui a fait deux morts et neuf blessés est «décourageante» et «choquante», a-t-il déploré.

«Il semble que cette personne-là était peut-être identifiée déjà. Donc, y as-tu quelque chose à faire quand on sait qu'il y a une personne qui est à risque? D'agir plus rapidement, de ne pas être gêné de le faire pour le bien commun?», a-t-il lâché, en mêlée de presse à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement ne peut pas à lui seul cibler tous les gens qui ont des idées négatives, insiste François Legault.

«Je pense qu'on a une responsabilité collective, d'abord, d'identifier les personnes qui sont à risque et d'agir pour que ces personnes-là reçoivent des services, a-t-il renchéri. Si on veut avoir une belle société, bien, il faut que tout le monde contribue».

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Cellule de crise 

Le ministre de la Sécurité publique s’est rendu mardi sur les lieux de la tragédie. Une cellule de crise a été mise en place pour venir en aide aux familles des victimes et aux gens de la communauté. Les personnes en détresse sont invitées à demander de l’aide.

La pandémie a peut-être exacerbé certains cas de santé mentale, a convenu François Bonnardel. Mais l’irréparable est difficile à prévoir et donc, à prévenir. 

«On chercher des moyens, mais cette folie meurtrière, c’est difficile de l’empêcher. On pourrait tout mettre en place et demain matin quelqu’un décide encore d’embarquer dans une voiture, dans un camion et frapper», a insisté le ministre, flanqué du député péquiste Pascal Bérubé, de la ministre Maïté Blanchette Vézina, de la députée fédérale Kristina Michaud et de la mairesse d’Amqui, Sylvie Blanchette.

  •  Écoutez le segment Tout savoir en 24 minutes avec Alexandre Moranville-Ouellet sur QUB radio : 

Pas de suspension du permis  

Plus tôt en journée, François Bonnardel a évoqué la possibilité de suspendre le permis de conduire des gens aux prises avec des problèmes de santé mentale. Il a corrigé le tir en mêlée de presse, soutenant qu’il avait seulement «pensé à voix haute». Son gouvernement n’en a pas l’intention, a-t-il rectifié.

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Selon l’opposition, le temps est néanmoins venu de tenir une réflexion collective sur les moyens de prévenir de telles tragédies. Rappelons qu’il y a quelques semaines à peine, deux enfants de quatre ans ont perdu la vie et six autres ont été blessés lorsqu’un autobus s’est encastré dans une garderie à Laval.

«Les solutions, on ne les a pas toutes, ce matin, bien évidemment. On pense aux familles des victimes, aux blessés et aux gens qui ont subi des chocs post-traumatiques, mais nous devrons, je pense sincèrement, avoir une conversation nationale sur ce que nous pourrions mieux faire afin de prévenir de tels bouleversements», a fait valoir le chef intérimaire libéral, Marc Tanguay.

Le péquiste Paul St-Pierre Plamondon estime lui aussi qu’on doit se pencher sur la place grandissant de la haine dans notre société.

«Est-ce qu'il y a lieu de changer certaines de nos politiques en matière, par exemple, de permis de conduire? Je pense qu'à tout le moins, on doit se pencher sur l'ensemble des solutions, parce qu'en effet, c'est à la fois incompréhensible, mais là, ça fait deux fois que de la violence aussi gratuite coûte des vies», a-t-il plaidé.  

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