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Francis Bouillon, de hockeyeur à propriétaire d'une pourvoirie

Même à sa pourvoirie, il a encore le CH sur le cœur.
Même à sa pourvoirie, il a encore le CH sur le cœur. Photo fournie par Francis Bouillon
Photo portrait de Michel Beaudry

Michel Beaudry

2024-08-18T04:00:00Z

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Francis Bouillon porte bien son nom parce que, 10 ans après le début de sa nouvelle vie de «retraité», ses semaines sont en ébullition plus que jamais et encore davantage depuis un an.

Avec trois amis, Francis est devenu propriétaire de la pourvoirie Québec Azimut, un paradis en forêt à une soixantaine de kilomètres au nord de La Tuque. Une auberge, neuf chalets, une vingtaine de lacs, un territoire sur 100 kilomètres carrés, dont il a les droits exclusifs. L’un des rares sites où l’on peut pêcher les quatre espèces majeures du Québec, soit la truite mouchetée, la grise, le doré et le brochet. L’endroit est facile d’accès, on peut s’y rendre en auto et même directement en train.

D’ailleurs, il reste encore quelques portions de territoire pour la période de chasse à l’orignal, si vous êtes de ceux qui œuvrent à l'arc ou à l’arbalète. Aussi, l’ours et le petit gibier vivent à profusion sur ce giboyeux territoire.

UN RÊVE DE MORDU
Le patron teste un de ses lacs.
Le patron teste un de ses lacs. Photo fournie par Francis Bouillon

Québec Azimut avait cessé ses activités pendant une année en raison du décès de l’ancien propriétaire. Bouillon et ses associés ont alors négocié et réussi l’achat de l’endroit à un prix raisonnable avec le projet de le rendre exceptionnel, que ce soit sur le plan du confort des chalets, de la qualité de la chasse et de la pêche, de l’entretien des routes et sentiers, ou de la modernisation des installations. Francis précise: «Je n’ai jamais eu peur d’une scie mécanique ou des outils. Dès que je suis sur le site, je relève mes manches et je me donne à fond, suivant notamment les conseils et instructions de mon associé Claude Juteau, qui est menuisier. C’est pas moi qui ai le casque blanc, mais je peux tout faire.»

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TOUT PART DE NEW YORK

Curieusement, Francis Bouillon est né à New York, il a grandi rue Logan dans l’est de Montréal et a passé des années à parcourir les grandes villes du Canada et des États-Unis avant de terminer en Suisse. La chasse, la pêche et le plein air sont apparus sur le tard dans sa vie, notamment après avoir participé à l’émission de télévision Expédition extrême.

Avant ça, il avait reçu une invitation de Réal Massé, qui avait aussi allumé la flamme, son emballement pour la nature. Depuis, c’est la fièvre, la fureur.

Francis Bouillon a maintenant 48 ans et l’ex-défenseur des Canadiens et des Prédateurs a l’impression de vivre un rêve.

Vous pourrez probablement en voir davantage parce que – un scoop – Québec Azimut recevra La Poche Bleue au début de la saison prochaine. Guillaume Latendresse et Maxime Lapierre iront enregistrer sur place. Ça tombe bien parce que Francis Bouillon ne manque pas d’anecdotes après une carrière de 16 ans et près de 800 matchs dans le hockey de la LNH. Ça laisse des traces. Et ce, sans compter les histoires de pêche et de chasse qui s’accumulent depuis plus de 10 ans.

À FOND LE BOUILLON

Ne vous méprenez pas, Francis Bouillon est toujours à l’emploi des Canadiens. Comme il le fait avec une belle émotion depuis 2015, il est encore responsable du développement des espoirs de l’organisation. Il vit entre le Rocket de Laval et les différentes équipes juniors, universitaires ou collégiales en Amérique du Nord, où évoluent les jeunes appartenant à l’équipe de Montréal.

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«Je suis un conseiller, un grand frère ou un mentor, si vous voulez. Je les rencontre tous individuellement dans leur univers et je les conseille au mieux afin de les guider vers la Ligue nationale. J’adore ça. Je leur communique toute mon expérience, mon histoire. Je leur enseigne tout ce que je peux afin qu’ils soient toujours en progression, et je ne me gêne pas pour les aider psychologiquement et même en dehors de la glace. Je ne néglige rien.»

Photo fournie par Francis Bouillon
Photo fournie par Francis Bouillon

Francis est un passionné de hockey depuis son enfance et encore aujourd’hui, deux fois par semaine, à 9 h le matin, il enfile son équipement et dispute des matchs de hockey dans un aréna de Brossard avec d’autres anciens comme les Quintal, Dandenault, Brisebois, Morrissette, Daigle et, plus récemment, Paul Byron. En outre, si l’équipe officielle des Anciens Canadiens dispute des matchs dans la région de Montréal et que Francis se trouve dans les environs, on verra apparaître le valeureux Bouillon des Bois.

AVEC ET POUR LE MONDE

«Je ne suis pas un grand orateur et je ne suis pas très à l’aise quand vient le temps de parler devant le public, mais dans les relations individuelles, j’adore le monde. J’aime rencontrer les gens pour parler de hockey, et maintenant de chasse et de pêche.»

Le pourvoyeur à l’œuvre. Ce sera sur la coche, dit-il.
Le pourvoyeur à l’œuvre. Ce sera sur la coche, dit-il. Photo fournie par Francis Bouillon

Lorsque Francis est sur le site de Québec Azimut, il se fait un devoir de bien saluer les clients, de les rencontrer et de les satisfaire.

Père de deux garçons, Anthony et Mikaël, deux jumeaux identiques de 22 ans, Francis Bouillon reste et sera toujours, dans le bois et en ville, un vrai de vrai.

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