Foules au Rouge et Or: l’engouement ne s’estompe pas


Richard Boutin
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La billetterie du PEPS ne dérougit pas depuis le début de la saison. Si le Rouge et Or a toujours obtenu les meilleures foules au pays, l’engouement cette année a atteint un autre niveau.
Si les Carabins de l’Université de Montréal ont toujours fait courir les foules à Québec, il en va de même pour les autres équipes cette année Après des foules de 20 903 contre les Bleus lors du match d’ouverture, ce qui représente un record, et de 18 778 contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, dimanche dernier, le plateau des 15 000 billets avait été atteint jeudi midi pour la visite des Stingers.
«C’est spécial et on tente de se rappeler à quel point nous sommes chanceux, a mentionné le secondeur Christopher St-Hilaire qui a dominé le Rouge et Or lors du dernier match avec 6,5 plaqués, dont un sac. Des gens payeraient pour vivre ça. On doit en profiter et apprécier le moment.»
À sa 5e saison à Laval, Ian Leroux en a vu d’autres, mais il est impressionné: «Le torse nous vibre quand on fait notre entrée sur le terrain sous les feux d’artifice. On le sent dans nos tripes. Ça fait chaud au cœur d’avoir de grosses foules, pas seulement contre Montréal.»
Un travail d’équipe
Glen Constantin a salué le travail de tous les intervenants. «Je ne suis pas un génie du marketing, mais l’expérience client est importante, a souligné l’entraîneur-chef du Rouge et Or. Il y a un gros effort de tout le monde. Dame nature a aussi contribué. On vit une belle saison sur tous les fronts. Les joueurs aiment ça.
«On a fait du trois dans un en disputant notre premier match local contre Montréal, en soirée et avec la thématique de la partie en blanc, d’ajouter Constantin. L’intérêt s’est toutefois poursuivi pour les deux autres parties.»
Le Rouge et Or connaît son meilleur début de saison depuis 2018 et a freiné une séquence de trois défaites face aux Carabins. «Il y a six semaines, nous étions les négligés et c’était normal que les champions canadiens en titre soient les favoris, mais nous n’avions pas de complexes. Je suis content que nous présentions une fiche de quatre victoires et aucune défaite.»