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Fort d’une expérience unique dans la mecque du rugby, un Québécois veut maintenant vivre son rêve olympique comme athlète après deux Jeux dans le personnel de soutien de l’équipe canadienne

Photo Rugby Tens Championship
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-02-26T22:29:25Z

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Après avoir participé aux Jeux olympiques de 2021 et 2024 dans un rôle de soutien à l’équipe canadienne, Alec Myles veut retourner sous les anneaux, mais cette fois-ci comme athlète.

Responsable de la gestion sanitaire de l’équipe canadienne au Village olympique, Myles a été frappé à la vue des athlètes qui accomplissaient quelque chose dont ils avaient rêvé. «À chaque fois, j’avais mal à mon cœur d’athlète, a raconté l’ancien kayakiste qui a participé au championnat mondial junior en 2017. Je voyais les athlètes réaliser leur rêve et je me disais que moi aussi j’avais le même rêve. Je me disais que j’avais encore quelque chose à donner comme athlète.»

Photo SAS Rugby
Photo SAS Rugby

Membre de l’équipe canadienne Next Gen de kayak, Myles a dû quitter le camp d’entraînement de 2020 en Floride en raison de déchirures musculaires au dos. De retour en auto au Québec tout juste avant que la pandémie de COVID-19 éclate, Myles est arrivé à un constat.

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«J’étais en paix d’arrêter ma carrière de kayak, mais pas celle d’athlète, a-t-il expliqué. J’ai alors débuté ma réflexion. J’ai décidé que le rugby serait le sport idéal pour moi. Mon père [Eric Myles, le chef du sport au Comité olympique canadien] a joué et les aptitudes développées en kayak et au football allaient convenir très bien à mon nouveau sport.»

En 2021, Alec a joint les rangs du club olympique de Montréal et lancé son entreprise spécialisée dans le nettoyage de tapis. «C’était très amateur au début, mais j’ai pris goût au rugby, a-t-il expliqué. J’ai fait l’équipe du Québec U23 en 2023. Lors d’un tournoi à Tampa Bay, j’ai découvert le rugby à 7 et j’ai eu la piqûre encore plus.»

Expérience unique en Afrique du Sud

En janvier 2024, il s’est lancé dans l’inconnu en se dénichant une place à l’Académie Rinos à Cape Town et il a joint les rangs de Rugby SAS à son retour de Paris. «Je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais, mais j’ai décidé de tout laisser tomber et je me suis envolé vers l’Afrique du Sud.»

«La réalité m’a frappé fort, de poursuivre Myles. Le niveau de jeu était très élevé avec plusieurs joueurs de l’équipe nationale américaine? J’ai été coaché par des légendes sud-africaines. Ce fut quatre mois extrêmement difficiles. Ce fut une méchante expérience d’affronter les Springboks à l’entraînement. Après le camp, j’ai reçu une offre pour me joindre à une équipe semi-professionnelle. Je suis par la suite rentré au pays pour terminer mon dernier mandat avec l’équipe canadienne.»

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Une fierté nationale

C’est gros, très gros, le rugby en Afrique du Sud. Le pays a remporté les deux dernières éditions (2019 et 2023) de la Coupe du monde à XV. «C’est encore plus gros que je le pensais. Ça se joue au rugby dans les rues. Tout le monde a déjà joué, le nombre de clubs est infini et l’accessibilité est facile. Ça coûte zéro pour les jeunes.»

«Pour un match amical de l’équipe nationale [les fameux Springboks] un soir de semaine, les restos-bars sont pleins, de poursuivre Myles. Le rugby est imprégné dans leur culture.»

Encore aujourd’hui, la première victoire au Coupe du monde en 1995 devant les All Blacks est considérée comme l’un des moments les plus importants de l’histoire sportive du pays.

Venant d’un pays où la tradition de rugby est très faible principalement chez les hommes, Myles a été bien accueilli. «Trois de mes entraîneurs sont des légendes internationales et ils souhaitent redonner en recevant des étrangers. J’ai créé des amitiés qui ne se briseront jamais.»

Après quelques mois au Québec après la saison, Myles est reparti en Afrique du Sud la semaine dernière. Il a signé un contrat avec la formation Connect NTK (2e division de clubs). Un premier match présaison est à l’horaire, samedi.

Invitation avec l’équipe nationale

Myles a été invité à son premier camp avec l’équipe canadienne de rugby à 7 en juin dernier à Toronto. Il fait maintenant partie des 50 joueurs identifiés qui poursuivront leur route jusqu’au prochain camp en juin.

Photo fournie par Alec Myles
Photo fournie par Alec Myles

«Je rêve d’aider le Canada à se qualifier pour les Jeux de 2028 et de 2032. J’en étais à mes premiers pas avec l’équipe nationale et ma progression est rapide puisque j’ai une faible expérience. Ma courbe d’apprentissage est intéressante.

«Ça me procure une grande fierté d’être de retour dans la peau d’un athlète, d’ajouter Myles. Ça serait très spécial de prendre part aux Jeux olympiques avec mon père.»

Présent à Tokyo en 2021, le Canada ne s’est pas qualifié pour les Jeux de Paris, mais Myles s’est offert quelques parties au stade de France devant des salles combles.

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