Formule 1: Bottas aussi à l’aise sur un vélo que dans une auto
Il a participé à la difficile épreuve de vélo du Unbound Gravel la semaine dernière au Kansas


François-David Rouleau
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Le vétéran pilote Valterri Bottas possède une manière bien à lui d’occuper son temps entre les escales de la F1. Le week-end dernier, le Finlandais a enfourché son vélo au Kansas dans une folle épreuve de vélo de montagne.
Il a participé à la Unbound Gravel Race, en plein cœur du Kansas. Il s’agit d’une épreuve d’endurance longue de 25, 50, 100, 200 et 350 miles sous la chaleur du centre des États-Unis, dans les collines de Flint Hills entre Kansas City et Wichita. La plus longue des distances porte l’écusson XL, ce n’est pas pour rien.
Les cyclistes cuisent dans la poussière sous les chauds rayons du soleil.
L’édition 2024 a regroupé 1428 cyclistes venus des quatre coins du monde.
Passionné de vélo, il n’était pas question pour le pilote de 34 ans de rater l’occasion entre les épreuves de Monaco et de Montréal.
«J’adore cet évènement. J’y ai participé à quelques reprises. C’était une bonne façon de profiter d’une semaine de congé. Pour moi, c’était l’opportunité de me lancer un défi, a raconté celui qui a terminé au 33e rang.
«J’en suis bien fier, car la course s’est bien déroulée et je suis revenu en un seul morceau, a-t-il ensuite souligné à la blague derrière sa moustache à la veille des premiers tours de roue au circuit Gilles-Villeneuve. C’est primordial de ne pas se blesser.»

Suffisant
Cette épreuve d’endurance est reconnue pour son intransigeance sur le corps humain et l’équipement. Dans les sentiers vallonneux de graviers, les crevaisons et les problèmes techniques sont fréquents. Bottas a su se tirer d’affaires sans trop de pépins sur son tracé de 100 miles, soit 160 kilomètres.
«Il y a des sections assez techniques sur des portions rocailleuses du parcours. Et c’est long, très long, a-t-il insisté. L’épreuve teste les capacités mentales.»
Ses 160 km ont suffi alors qu’il a traversé le fil d’arrivée en 5 h 26 min 15 s. Il a conservé une excellente vitesse moyenne d’environ 31 km/h.
«Je ne me plains pas de la douleur, car je suis habitué. Mais cette course est difficile sur les jambes. C’est un excellent entraînement», a-t-il témoigné près d’une semaine plus tard.
Il n’a pas perdu de temps avant de remonter sur sa bécane puisqu’avant de débarquer dans la métropole québécoise, il s’est offert une petite virée dans les montagnes au sud de la frontière canadienne.
Et à sa première journée au circuit de l’île Notre-Dame, il a une fois de plus enfourché son vélo, de route cette fois, pour étudier le tracé resurfacé l’automne dernier.

Échappatoire
Ces randonnées en vélo sont aussi un exutoire pour le vétéran pilote qui n’a pas encore de volant en prévision de la saison 2025. L’homme au 67 podiums dans sa carrière en F1 était impliqué dans de sérieuses discussions pour poursuivre son aventure chez Sauber qui deviendra ensuite Audi en 2026, mais il a avoué que celles-ci avaient considérablement ralenti.

Présentement installé au 20e rang du classement des pilotes toujours sans point au compteur, il ne veut pas tarder avant de prendre une décision. Le marché des «pilotes autonomes» bat son plein en arrivant bientôt à la mi-saison.
«Je ne peux pas attendre toute la saison. Sauber reste toujours une option, a-t-il indiqué alors que l’Allemand Nico Hülkenberg possède déjà l’un des deux volants en 2025.
«Je veux accélérer les choses. Depuis 12 mois, on me disait que je faisais partie du projet. C’est plus calme ces derniers temps. Je dois essayer de lire la situation et faire mes choses.»
Il est encore trop tôt pour s’énerver. Il se dit sûr d’être sur la grille l’an prochain. Il suffit de signer, mais avec quelle écurie?