Football universitaire: le parcours improbable de deux amis qui poursuivront leur carrière dans la NCAA


Richard Boutin
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Ils vont obtenir tous les deux dans leur diplôme d’une école préparatoire américaine, mais ils tenaient mordicus à signer leur lettre d’engagement dans la NCAA au Séminaire Saint-François, qui conserve une place très importante dans leur cœur.
Coéquipiers avec le Blizzard du Séminaire Saint-François et avec les Tornadoes de McCallie au cours des deux dernières saisons, Paul-Marie Dogui et Nathan Berthiaume poursuivront leur carrière dans la NCAA.
Le secondeur extérieur a opté pour les Raiders de Colgate, qui évoluent en Division 1 dans la Conférence Patriot League, et le joueur de ligne offensive s’alignera avec les Red Devils de Dickinson, une formation de Division 3 en Pennsylvanie.
«Sans le SSF, je ne jouerais pas au football, a résumé Dogui. C’est mon voisin [François Patenaude] qui coache au basket et enseigne au SSF qui m’a incité à changer d’école après ma première année au secondaire. Je n’avais jamais pensé jouer au football. Au début, j’ai fait les deux sports avant de délaisser le basketball à ma dernière année pour me consacrer uniquement au football.»

Ce changement d’école a eu un impact autant entre les lignes qu’à l’extérieur. «Ça m’a fait grandir et maturer comme personne alors que j’étais plutôt turbulent en première secondaire. C’est pourquoi j’ai le SSF tatoué sur le cœur. François a perdu un joueur de basket, mais il est très, très fier de moi. Nous sommes demeurés en contact et il était présent au moment de ma signature tout comme ma famille.»
En couches ou presque au Séminaire Saint-François
Tout comme son pote, Berthiaume a développé une grande histoire d’amour avec le Séminaire Saint-François pour des raisons bien différentes. «Parce que mon père [Mark] y travaille, je passe du temps au SSF depuis l’âge de 3 ou 4 ans, a-t-il raconté. C’est une partie importante de ma vie et c’était important, ce retour aux sources.»
S’il a commencé à jouer au football plus jeune que Dogui, Berthiaume est venu bien près de voir sa carrière prendre fin. «Des blessures aux genoux m’ont empêché de jouer pendant deux ans et je n’étais pas très motivé à revenir en cinquième secondaire en raison des risques de me blesser de nouveau, mais deux de mes amis m’ont convaincu d’effectuer un retour, a-t-il expliqué. Parce que je me suis décidé tard et que les groupes étaient déjà formés, j’étais le seul joueur de l’équipe juvénile à ne pas être inscrit dans la concentration football. J’ai profité d’une permission spéciale du directeur de l’école et je reprenais par moi-même le soir mes cours de l’après-midi. Ça s’est bien passé et j’ai terminé avec une moyenne de 95%.»
Il gagne 70 livres en un an
Il a retrouvé le goût du football, pris 70 livres et tenté sa chance aux États-Unis. «La nourriture en plus grande quantité et l’entraînement m’ont permis de hausser mon poids de 180 livres à 250 livres quand je suis parti aux États-Unis. La première année à McCallie a été difficile parce que je n’étais pas habitué à mon poids. Maintenant à 275 livres, tout se passe bien.»
À l’instar de son coéquipier, Dogui a connu une première saison ardue. «Je me suis retrouvé sur le banc en début de saison, mais j’étais conscient du processus que je devais suivre, a-t-il indiqué. J’ai pris ça comme un défi. Cette année, j’ai été le meneur avec dix sacs.»
► Cette année, les Tornadoes ont remporté le championnat d’État et les deux amis ont été élus sur l’équipe d’étoiles de leur conférence.