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Après une saison 2023 difficile, le quart-arrière Arnaud Desjardins renverse la vapeur et remporte le titre de joueur par excellence

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-11-08T17:08:17Z

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Après une saison 2023 difficile, le quart-arrière Arnaud Desjardins est revenu en force, pour connaître une saison exceptionnelle qui lui a valu le trophée Jeff-Russel décerné au joueur par excellence du RSEQ.

Le quart-arrière du Rouge et Or de l’Université Laval a été honoré, vendredi, à l’occasion de la remise des prix majeurs. Premier au pays avec un taux de réussite de 75,9%, Desjardins a cumulé 2373 verges et lancé 17 passes de touché, deux sommets au Québec. Il n’a été victime que d’une interception.

Photo Didier Debusschère
Photo Didier Debusschère

«J’ai travaillé fort pendant la saison et ce titre a une saveur spéciale, a mentionné Desjardins. Mes performances ont fait taire les critiques du début de saison. Malgré la grosse déception du match présaison contre Bishop’s [trois interceptions], j’ai continué de pousser et connu un bon départ à Concordia. J’ai gagné en confiance et obtenu la confiance de mes coéquipiers.»

Desjardins savait que des changements étaient nécessaires après une saison 2023 ardue. «La dernière saison a été difficile et il y avait des changements à apporter. J’ai assumé plus de leadership et je me suis assuré que les gars étaient prêts et dans un bon état d’esprit. C’est un aspect dont je tire une grande fierté. La venue d’Antony Auclair comme adjoint a été profitable. Son expérience et son vécu ont aidé. Antony est une superbe ressource.»

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Un joueur du Rouge et Or remporte le prix le plus prestigieux pour une 13e fois. Les quarts-arrière Hugo Richard (2014, 2017 et 2018), Benoît Groulx (2006, 2008 et 2009) et Mathieu Bertrand (2002 et 2003) ainsi que les porteurs de ballon Jeronimo Huerta Flores (2004) et Mathieu Brassard (2001) ont été honorés dans le passé.

Un coordonnateur offensif fier

Le retour en force de Desjardins s’est amorcé en décembre dernier. «Nous avons eu de grosses discussions, a confié le coordonnateur offensif Justin Éthier. Je lui ai dit qu’il devait jouer du football plus intelligent, améliorer sa prise de décision, et que je réouvrais la bataille pour le poste de partant. Ce n’était pas évident d’accepter ça.»

Éthier recherchait aussi un meilleur leadership de son vétéran pivot. «Quand ça va mal pour un quart-arrière, c’est le moment ultime de démontrer que tu es là pour tes coéquipiers, a expliqué Éthier. Ce n’est vraiment pas évident et c’est différent d’assumer ton leadership quand ça va bien.»

«C’est une autre étape dans son leadership et je suis très fier d’Arnaud. Je lui ai fait une comparaison avec Hugo [Richard]. Ce fut difficile pour Hugo à ses premières années, mais il est devenu un grand leader à ses quatrième et cinquième saisons, l’un des grands leaders de cette équipe. Contre McGill, où l’offensive a connu un match plus ardu, Arnaud est demeuré positif et il parlait aux gars, ce qu’on voyait moins dans le passé.»

Mauvais départ

La saison avait pourtant bien mal débuté pour Desjardins, qui a lancé trois interceptions dans le match présaison face aux Gaiters de Bishop’s. «Personne n’avait rêvé à ça, a souligné Éthier. Ce fut deux mauvaises décisions lors des deux premières. Il a mis de côté assez vite cette performance et il a géré à la perfection le premier match à Concordia.»

Éthier a-t-il songé à confier le poste de partant à Victor Charland pour le premier match? «Victor aurait vu du temps de jeu assez vite à Concordia si la situation ne s’était pas replacée, mais Arnaud a connu une bonne première série et tout s’est enclenché. Arnaud a renversé la situation et c’est une belle histoire.»

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