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Football Rouge et Or: un coup de main venu du Vermont pour les deux botteurs

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-10-25T19:41:02Z

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Le conseiller du Rouge et Or de l’Université Laval Steve Wolfe est débarqué en renfort à Québec en début de semaine afin de donner un coup de main aux deux botteurs de l’équipe qui éprouvent des problèmes depuis quelques rencontres.

L’Américain a fait le voyage depuis le Vermont pour travailler en compagnie de Felipe Forteza et d’Émile Choquet lors des entraînements de mardi et de mercredi.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

«Je suis très, très reconnaissant aux entraîneurs d’avoir demandé au coach Wolfe de venir à Québec pour nous aider, a raconté Forteza qui évoluait comme secondeur dans les rangs collégiaux en plus de botter. C’est ma première saison où je me concentre à 100 pour cent sur le travail de botteur et j’ai beaucoup besoin de me faire coacher. Je suis en mode apprentissage. J’ai beaucoup de choses à apprendre et c’est particulièrement compliqué de le faire seul. C’est énormément ressourçant et ça m’a fait du bien.»

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Beaucoup en peu de temps

Possible de faire une bonne différence en si peu de temps? «Avec mon éthique de travail particulière, on peut faire beaucoup de choses en deux jours, a mentionné le produit des Titans de Limoilou qui a fait des heures supplémentaires mercredi soir. Au lieu d’y aller d’essais et d’erreurs, on se le fait dire quand la technique n’est pas à point.

«On a travaillé ma technique, d’ajouter Forteza qui sera le seul botteur en uniforme samedi à Sherbrooke face au Vert & Or. Tourner mes épaules, laisser ma hanche et s’assurer que mon pied passe devant mon genou.»

Les botteurs comparés aux golfeurs

Wolfe partage l’opinion de Forteza. «Définitivement qu’on peut changer la situation en deux jours, a affirmé celui qui reçoit les films des entraînements tous les jours. Les deux botteurs ont très bien frappé le ballon pendant que j’étais là et il ne reste plus qu’à transporter ça lors des parties.

«Comme un golfeur, les botteurs frappent très bien pendant un certain temps, mais il arrive des moments où ils ont besoin d’un peu d’aide, de poursuivre Wolfe qui travaille de façon ponctuelle avec le Rouge et Or depuis plusieurs années. C’est une longue saison et les botteurs ont parfois besoin d’un petit rafraîchissement et de retourner à la base. C’est difficile de maintenir la même routine pendant toute une saison.»

Confiance intacte

Même s’il a raté ses deux placements contre les Redbirds de McGill, dont une tentative de 17 verges, Forteza assure que sa confiance est intacte. «Comme je le disais après mon gros botté [53 verges] contre Montréal, un botté ne va pas définir ma carrière. Même chose pour les deux bottés ratés contre McGill. J’ai eu des problèmes sur les placements, mais j’ai bien fait sur les dégagements où j’ai connu mon meilleur match de la saison et sur les bottés d’envoi.»

Wolfe estime qu’il est tout à fait normal que les deux botteurs du Rouge et Or vivent des hauts et des bas. «C’est leur première année dans le réseau universitaire et ils vivent une courbe d’apprentissage, a-t-il expliqué. C’était nouveau pour eux de botter devant 20 000 spectateurs. Ils l’ont vécu et sont maintenant des vétérans. Ce sont deux botteurs exceptionnels qui continuent leur progression et qui vont atteindre les performances souhaitées par tous.»

Forteza assure que les grosses foules au PEPS ne le dérangent pas. «Plus il y a de l’ambiance, plus je suis dans mon match. Je reste dans le match au lieu d’être dans ma tête. C’est à ce moment-là que je suis à mon mieux.»

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