Football NCAA: un joueur québécois a vécu le miracle de Vanderbilt


Stéphane Cadorette
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Les amateurs de football de la NCAA ont eu droit à une surprise d’une ampleur inimaginable samedi lorsque les Commodores de Vanderbilt, un programme qui se cherche depuis des années, ont renversé le puissant Crimson Tide de l’Alabama. Le quart-arrière substitut Jérémy St-Hilaire a vécu de près ce moment d’une rare euphorie.
Vanderbilt a gagné 40-35 dans l’une des plus grandes surprises de l’histoire. L’université située à Nashville ne figurait pas au classement des 25 meilleures équipes universitaires aux États-Unis, tandis que l’Université de l’Alabama régnait au premier rang.
Pour comprendre l’amplitude du choc, il faut savoir qu’en 121 ans d’histoire, Vanderbilt ne montrait une fiche d’aucune victoire et 10 revers lorsqu’elle affrontait l’équipe classée numéro un au pays. Son dossier de 0-60 à vie contre des équipes du top 5 est encore plus révélateur.
«C’est sûr que je vais me souvenir de ça toute ma vie. Tu es petit et tu rêves de gagner des matchs comme ça. Même si je ne jouais pas, c’était incroyable», s’est exclamé St-Hilaire, un ancien des Dynamiques du Collège Charles-Lemoyne, dans une entrevue téléphonique avec Le Journal.
Des poteaux qui ont voyagé
Vanderbilt's goalposts are now swimming in the Cumberland River 🏊♂️🌊
— DraftKings (@DraftKings) October 6, 2024
(🎥: @gcotham21)pic.twitter.com/HSovsSKOgP
La victoire était tellement inattendue qu’au terme de la partie, les partisans de Vanderbilt ont sauté sur le terrain, puis grimpé dans les poteaux des buts pour les rabattre au sol.
Ils ont ensuite sorti les poteaux du stade et marché un kilomètre et demi pour les jeter dans le fleuve Cumberland. Quelques futés ont même vendu en ligne des morceaux de ces poteaux de 10 cm pour 1005$, ou 4035$ pour ceux de 20 cm.
The infamous goal post pieces are sold out. pic.twitter.com/V1pq9CjgEB
— Brunt, FCA. (@JRobinson19) October 7, 2024
«À Vanderbilt, on n’a pas autant de fans que les autres équipes de la SEC, mais à partir d’en fin de semaine, je pense qu’on va en avoir beaucoup plus. Des matchs comme ça, c’est tout pour eux. Dans la conférence SEC, il y a Dieu et le football pour les gens. Ça marche comme ça pour vrai», a réagi St-Hilaire.
De bon augure
Le pire, c’est qu’avant la partie, l’ancien entraîneur-chef de l’Alabama, le célèbre Nick Saban, avait déclaré dans son nouveau rôle d’analyste que Vanderbilt était l’endroit où il était le plus facile de gagner dans toute la conférence SEC.
«On est les seuls au monde qui savaient qu’on pouvait gagner ce match-là. On a tous vu la déclaration. C’est sûr que c’était une motivation additionnelle», a dit l’étudiant-athlète de 18 ans, qui fait 6 pi 4 po et 220 livres.
D’ailleurs, l’équipe présente maintient une étonnante fiche de 3-2 et tentera de boucler une première saison gagnante depuis 2013.
St-Hilaire, sur le plan personnel, poursuit son apprentissage à l’entraînement et pense voir le terrain d’ici deux ans.
«On va essayer d’aller chercher le plus de victoires possible pour aller dans un bowl. Je suis très content de mon choix. Je savais que cette année je n’allais pas jouer, mais je suis content de m’améliorer au football tout en poursuivant mes études.»