Florian Xhekaj n’a pas eu besoin d’un dessin: son rappel a fouetté certains de ses coéquipiers du Canadien


Jonathan Bernier
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Ce n’est pas un hasard si Florian Xhekaj a été inséré dans la formation samedi soir face aux Maple Leafs.
Même si Martin St-Louis n’a pas trop voulu s’étendre sur le sujet après la correction reçue par les Capitals, on peut présumer que l’organisation n’a pas trop aimé voir Tom Wilson prendre ses aises aux dépens d’Ivan Demidov et de Jake Evans.
Surtout que la réplique n’est venue de personne.
On peut imaginer qu’on ne voulait pas subir le même affront dans un match du samedi soir face aux Maple Leafs. Quelle honte ç’aurait été de se faire brasser, sur sa propre patinoire, dans un match diffusé d’un océan à l’autre!
Le jeune Xhekaj, donc, s’est amené au Centre Bell sans qu’on ait besoin de lui faire un dessin. Dès sa première présence, il s’est rué sur Troy Stecher pour l’étamper derrière le filet des Maple Leafs.

Une présence de 40 secondes qui lui a permis de chasser la nervosité, mais qui a surtout ramené de la lueur dans les yeux de Josh Anderson.
Plutôt effacé depuis quelque temps, le gros numéro 17 a rapidement imité son nouveau compagnon de trio en s’en prenant lui aussi à Stetcher. La première de ses cinq mises en échec du match. Sa soirée la plus occupée de la saison à ce niveau.
L’étincelle qui a mis le feu
Anderson a également connu son premier match de deux buts depuis le 18 mars. Qui fut à l’origine du premier? Xhekaj, grâce à son échec avant et à sa récupération de rondelle.
Arber, tranquille depuis ses défaites consécutives aux poings face à Nicolas Deslauriers et Tanner Jeannot, est même revenu à la vie en voyant son frère tenter de garnir son tableau de chasse. Tableau qu’il a amorcé de belle façon en servant un solide uppercut à Dakota Mermis.
Il serait sage d’attendre avant de proclamer qu’un nouveau shérif vient d’arriver en ville. Mermis n’est pas Glass Joe, mais il est loin d’être Super Macho Man. On est peut-être entre Piston Honda et Soda Popinski.
Néanmoins, le fait que tous les joueurs du Canadien soient allés féliciter la recrue au banc des punitions après son combat en dit beaucoup sur l’appréciation de ceux-ci vis-à-vis de l’énergie qu’il a déployée.
On peut assurément affirmer que Xhekaj a été l’étincelle qui a mis le feu au banc du Canadien avant que celui-ci n’embrase le Centre Bell au complet. C’est quand même particulier qu’il ait fallu que ça vienne d’une recrue, mais bon.
De bons mots pour Laval
Par ailleurs, Xhekaj n’est pas le seul à bien paraître en arrivant de Laval. Joshua Roy est beaucoup plus impliqué dans le jeu qu’au moment où le Tricolore l’a renvoyé avec le Rocket pendant le camp d’entraînement. Il joue avec des intentions, sans seulement se laisser glisser sur la patinoire.
«Je pense que je me suis amélioré au cours des dernières années, a indiqué Roy à propos de son rythme plus tôt cette semaine. Là, je joue avec des gars comme Anderson et Evans qui le font bien.»
Quant à Jared Davidson, malgré un rôle plus limité, il démontre une belle fougue. St-Louis s’est dit satisfait de l’énergie qu’il amène en compagnie de Joe Veleno et de Brendan Gallagher.
«Ils sont très bons, a lancé l’entraîneur-chef du Canadien après la victoire de samedi, en profitant pour féliciter le travail de ses homologues du Rocket. Je lève mon chapeau aux entraîneurs à Laval. On a fait plusieurs rappels dernièrement, les gars arrivent prêts et ils ont l’air d’être à leur place.»
Du gros stock à venir
Néanmoins, ça va prendre du renfort provenant d’ailleurs. Avec les absences d’Alex Newhook, de Kirby Dach, de Patrik Laine et de Kaiden Guhle, la profondeur est déjà hypothéquée. Le Canadien n’est ni plus ni moins qu’à une blessure de la catastrophe.
Et le voici qui part pour un voyage de trois rencontres dans le Midwest américain. Trois matchs en quatre jours avec, comme point culminant, un affrontement contre l’Avalanche du Colorado, meneuse du classement général par deux longueurs.
Ensuite, il se lancera dans une séquence de 13 rencontres en 22 jours. Sans profondeur, il sera difficile de passer à travers cette éreintante portion du calendrier.