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Patinage de vitesse: Florence Brunelle a retrouvé le sourire en marge de la Coupe du monde de Montréal

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2023-10-17T22:06:38Z

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Perçue comme la future étoile québécoise du patinage de vitesse courte piste, Florence Brunelle a retrouvé son grand sourire après avoir vécu une profonde remise en question après les Jeux olympiques de Pékin, en 2022. 

«Je suis arrivée sur l’équipe nationale à 16 ans alors que j’étais encore un enfant, raconte-t-elle. J’en ai juste 19, mais il s’est tellement passé de choses dans les trois dernières années. Je me suis un peu perdue là-dedans et je ne savais plus trop qui j’étais en tant que personne. 

«Je me suis demandé si c’était vraiment ça que je voulais faire dans la vie, d’être une patineuse de vitesse. La question est légitime et j’ai maintenant la réponse: “Oui, j’adore ça et j’ai hâte de voir à quoi vont ressembler les prochaines années.”»

Un nouveau leitmotiv

Après un an à l’écart au niveau senior, l’athlète de Trois-Rivières aborde la Coupe du monde de Montréal, qui se tient ce week-end à l’aréna Maurice-Richard, avec une nouvelle maturité et beaucoup moins d'anxiété.

«Va juste faire ce que tu sais que t’es capable de faire», se répète-t-elle désormais comme leitmotiv avant d’embarquer sur la glace.

Aux Jeux de Pékin, elle a particulièrement mal composé avec une chute dans l’épreuve du relais mixte alors que l’équipe canadienne semblait en voie de monter sur le podium. À son retour, elle était triste, déçue, fâchée, mais sans trop l’avouer.

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«J’avais vraiment l’impression de me mentir à moi-même, mais aussi à tous ceux qui me regardaient, note-t-elle, avec le recul. Quand on me demandait comment ça allait, je disais que j’allais bien alors que ce n’était pas le cas tant que ça.»

Vivre avec l’échec

Au cours de la dernière année, Brunelle n’a pas hésité à faire appel à des psychologues. Après avoir dominé au niveau junior, elle devait tracer un bilan pour mieux approcher son avenir.

«J’ai développé une relation plus saine avec la réussite, mais aussi avec l’échec, résume-t-elle. Il n’y a plus rien qui m’effraie face aux résultats. J’ai maintenant hâte de compétitionner pour grandir en tant que personne.»

L'apport de papa

En plus des professionnels de la santé, l’athlète reconnaît avoir reçu un appui important, celui de son père Jean-François, qui travaille comme préparateur physique à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il est également un ancien joueur dans la Ligue de hockey majeur du Québec et au niveau universitaire.

«Mon père a toujours évolué dans le monde du sport, il sait ce que représente le mode de vie d’un athlète au quotidien, explique-t-elle. Ç’a été plus facile pour moi de passer par là en ayant cette figure paternelle qui était en mesure de comprendre ce que j’étais en train de vivre. Il m’a aidée à normaliser tout ça et à trouver des outils pour m’aider. Il y a des choses qui s’expliquent, mais il y a des choses qui se vivent, tout simplement.» 

«Aujourd’hui, je suis dans un bon état d’esprit, je suis heureuse et j’aime ce que je fais», résume la principale intéressée.

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Pour la Coupe du monde de Montréal, de vendredi à dimanche, Brunelle participera notamment aux épreuves individuelles sur les distances de 500 mètres et 1000 mètres. Sans pression, elle voudra juste faire ce qu’elle sait être capable de faire.

Porte ouverte pour Courtney Sarault

Ayant dominé le classement général des Championnats canadiens de patinage de vitesse courte piste, au début du mois, la Néo-Brunswickoise Courtney Sarault fait partie des athlètes qui seront à surveiller, ce week-end, lors de la Coupe du monde de Montréal.

À l’aréna Maurice-Richard, les athlètes en provenance de 33 pays s’activent déjà à l’entraînement. 

Comme la Québécoise Kim Boutin, qui se consacre présentement à ses études, la Néerlandaise Suzanne Schulting et la Sud-Coréenne Choi Min-jeong font l’impasse sur la compétition. La porte s’ouvre ainsi pour Sarault, mais également pour les autres représentantes de l’équipe canadienne, soit Danaé Blais, Florence Brunelle, Rikki Doak, Claudia Gagnon et Renée Steenge.

L’avantage de la glace

Chez les hommes, William Dandjinou est celui qui a été couronné aux Championnats canadiens tandis que le vétéran Steven Dubois demeure l’homme des grandes occasions. Triple médaillé olympique à Pékin, en 2022, Dubois sait très bien qu’il peut profiter de l’avantage de la patinoire à Montréal.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

«Je sais comment la glace va évoluer durant la fin de semaine, a-t-il ainsi mentionné, mardi, lors d’une entrevue accordée à l’aréna Maurice-Richard. Quand je vais à l’extérieur, ça prend toujours un certain temps à m’habituer. J’aborde le week-end avec un petit point d’avance. La confiance est là.»

«On a l’avantage de la glace, on la connaît, on sait où prendre notre vitesse et où dépasser, a appuyé Pascal Dion, reconnaissant aussi ne pas avoir à composer avec un décalage horaire ou à modifier la routine habituelle. Tout est aligné pour qu’on performe. Généralement, quand on commence la saison, on est un petit peu moins confiants, mais d’être à la maison, ça nous pousse à nous dépasser.»

Jordan Pierre-Gilles, Maxime Laoun et Félix Roussel complètent l’équipe masculine.

Trois événements

En plus de cette première Coupe du monde, Montréal accueillera le deuxième rendez-vous de la saison, du 27 au 29 octobre. Un troisième événement d’envergure dans le monde du patinage de vitesse courte piste aura lieu au Québec, avec la présentation des Championnats des quatre continents de l’ISU à Laval, du 3 au 5 novembre.

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