Fleury renoue avec Guerin


Jean-François Chaumont
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Bill Guerin a 51 ans. Marc-André Fleury a 37 ans. Avant le chapitre du Minnesota, Guerin et Fleury ont gagné la coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh en 2009.
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Aujourd’hui, les deux hommes auront le même objectif, mais dans un contexte différent. Guerin occupe le rôle de directeur général du Wild, alors que Fleury bloque encore des rondelles.
« Quand ton DG est un ancien coéquipier, c’est un signe que tu commences à être vieux, a lancé Fleury en riant, lors d’une entrevue téléphonique au Journal. Je trouve ça un peu bizarre. Il n’y a pas si longtemps, Bill était mon coéquipier avec les Penguins. Billy n’a pas changé. Il reste encore la même personne, même dans le siège de DG. Il est toujours de bonne humeur, il agace les joueurs et il se tient près du vestiaire. »
« Quand il jouait, il était un gars rassembleur et il aimait rire. Bill est un professionnel, il veut autant gagner qu’à son époque comme ailier dans la LNH.»
Gagnant, gagnant
Minnesota a gagné le derby pour Fleury en sacrifiant un choix conditionnel de deuxième tour au repêchage de 2022.
Les Blackhawks pourraient voir cette sélection se transformer en un choix de première ronde, advenant une présence du Wild en finale de l’Ouest. Chicago aura aussi besoin de quatre gains du Québécois lors des deux premiers tours éliminatoires pour améliorer son sort au repêchage.
« Je suis content de la destination, a rappelé Fleury. Je me retrouverai assez proche de ma famille qui restera à Chicago pour finir l’année scolaire. Kyle [Davidson, DG des Hawks] a agi comme un pro avec moi. Pour eux, ça valait la peine de recevoir un choix et ils me donnaient une chance de participer aux séries. J’ai trouvé ça facile de discuter avec lui. C’était une transaction gagnante autant pour l’équipe que pour moi. »
Fleury a vécu pour une première fois le stress de la date limite des transactions, se doutant qu’il allait changer de camp.
« J’étais quand même nerveux. Je connaissais un peu les intentions des Blackhawks et de Davidson, mais le dernier mot leur revenait. À ma dernière saison à Pittsburgh, il y avait eu des rumeurs. Jim Rutherford [DG à l’époque] m’avait parlé et je lui avais dit que j’étais prêt à jouer pour l’équipe d’expansion avec les Golden Knights. Il m’avait dit qu’il était pour respecter mon choix. Je n’avais pas eu peur de partir. »
La classe du Wild
Au Minnesota, Fleury partagera le travail avec Cam Talbot, qui a participé au match des étoiles à Vegas. Guerin les a décrits comme deux gardiens numéro un.
« Je m’attends à une forme d’alternance, mais on verra ce qui arrivera pour les séries, a précisé le numéro 29. J’ai rencontré Cam une seule fois pour un événement promotionnel avant de le voir avec le Wild. Mais c’est un gars bien gentil et très relaxe. Je m’entendrai bien avec lui. »
Fleury n’a pas encore joué avec sa nouvelle équipe. Acquis lundi, il a fait un passage éclair au Minnesota. Il a servi d’adjoint à Talbot le soir même, lors d’un gain de 3 à 0 contre les Golden Knights.
Après le match, le natif de Sorel est rentré chez lui à Chicago. Le Wild profitait d’un congé mardi et Guerin a offert une journée supplémentaire de repos à son vétéran, lui demandant de revenir uniquement mercredi soir à St. Paul.
« Lundi matin, j’ai reconduit les filles pour l’école à Chicago et je leur ai expliqué qu’il y avait des bonnes chances que je sois parti à leur retour. Elles ont trouvé ça difficile, elles pleuraient un peu. Dès que j’aurai un trou dans mon horaire, je tenterai de rentrer pour voir ma famille. »
Petite déception
Fleury n’aura pas connu un long séjour avec les Blackhawks. Il présente un dossier de 19-21-5 avec une moyenne de 2,95 et un taux d’efficacité de ,908. Il a également signé quatre blanchissages.
« J’étais déçu de ne pas en faire plus pour les Hawks et de ne pas avoir amené l’équipe plus proche d’une participation en séries. J’ai aimé les partisans à Chicago, je me suis bien senti dès le départ. »
Fleury devrait obtenir son premier départ avec le Wild, samedi, contre les Blue Jackets de Columbus.