Fitzgibbon répond à un journaliste sur Facebook: une réaction intimidante, selon la FPJQ
Agence QMI
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La publication sur Facebook par le ministre Pierre Fitzgibbon de questions qui lui ont été posées par un journaliste s’apparente à de l’intimidation, selon la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui demande le retrait immédiat du message et des excuses.
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Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie a mis en ligne jeudi soir une capture d’un courriel envoyé par Francis Halin, du «Journal de Montréal», qui le questionnait sur un don personnel de 5 M$ à HEC Montréal. Il lui demandait notamment «pourquoi ne pas avoir attendu après son mandat de ministre pour l’annoncer».
M. Fitzgibbon a alors justifié le partage des questions sur Facebook en indiquant qu’elles «représentent bien le genre de questions que l’on reçoit trop souvent de journalistes de cette envergure. Trop souvent, les Québécois ne voient pas l’agressivité et la mauvaise foi de ces questions au quotidien, souvent posées par le même groupe de presse».
Un message qu’il a par la suite relayé sur Twitter et qui a été partagé par des attachés de presse de la Coalition avenir Québec (CAQ) et le ministre de l’Éducation Bernard Drainville.
«Le rôle des journalistes est de poser des questions. Même si M. Fitzgibbon n’aime pas que l’on regarde les actions qu’il a posées, en tant que ministre, avec des antécédents en matière d’éthique, il est tout à fait normal que des journalistes fouillent les dossiers et lui posent des questions légitimes. Le rôle du journaliste et du média sera par la suite de déterminer si l’intérêt public justifie un reportage sur le sujet», a dénoncé vendredi par communiqué le vice-président de la FPJQ, Éric-Pierre Champagne.
«Cibler personnellement un journaliste sur les réseaux sociaux est problématique venant d’un ministre, et surtout, ça ne devrait pas être encouragé par ses collègues et des attachés politiques de son parti», a-t-il ajouté.
La FPJQ a notamment exigé que des excuses publiques soient offertes au journaliste en question et que la publication soit retirée des réseaux sociaux.