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Fini l’anonymat pour Alexandre Carrier: le défenseur du Canadien a vécu un été pas comme les autres

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-08-18T19:07:28Z

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Pour reprendre l’ancien slogan d’une célèbre loterie, porter les couleurs du Canadien de Montréal, ça ne change pas le monde, sauf que... Sauf que ça change le quotidien. Surtout pour un joueur originaire du Québec habitué à l’anonymat.

C’est le constat que fait Alexandre Carrier depuis le début de l’été. Acquis en retour de Justin Barron le 18 décembre, le défenseur a réalisé qu’il ne passerait plus inaperçu dans une foule comme c’était le cas à l’époque où il jouait pour les Predators de Nashville.

Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

«Vendredi soir, on est allé au festival Lasso. Je marchais dans la foule et j’entendais les gens chanter: “Carrier! Carrier! Carrier!”», a indiqué l’athlète de 28 ans, rencontré au complexe sportif de Brossard lundi midi.

«C’est le genre de chose qui ne m’était jamais arrivée. Avant, je ne me faisais pas reconnaître du tout, a-t-il poursuivi. Il m’a fallu un léger ajustement. Ce fut différent comme été.»

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Tout le monde déjà au boulot

Cette saison estivale lui a également permis de tisser encore plus de liens avec les coéquipiers qu’il a appris à connaître au cours des deux tiers de la dernière campagne. Et pas seulement en assistant au mariage de Nick Suzuki et à celui de Samuel Montembeault.

Comme c’est le cas maintenant depuis deux ans, de nombreux joueurs du Canadien sont demeurés à Montréal au cours de la saison estivale. D’autres sont retournés dans leur patelin d’origine pour quelques semaines avant de rapidement revenir dans la métropole.

C’est plus facile avec une jeune formation au sein de laquelle la majorité des joueurs n’ont pas d’enfants. Néanmoins, ça en dit beaucoup sur la culture et le sentiment d’appartenance qui règnent dans l’environnement de l’équipe.

«C’est la première fois que je vois autant de gars revenir aussi rapidement, a reconnu Carrier. Ça m’impressionne. Habituellement, les gars reviennent au début du mois de septembre.»

«Ça démontre combien ce groupe est tissé serré. Ça en dit également beaucoup sur la façon dont nous sommes traités. Tout le monde veut rester ici», a-t-il ajouté.

L’exemple du capitaine

Le fait que Suzuki ait choisi d’emménager à Montréal et d’y demeurer pratiquement 12 mois par année a assurément incité plusieurs de ses coéquipiers à faire de même.

David Savard, nouvellement retraité, soutient que cette façon de faire ne peut être que bénéfique pour le rendement de l’équipe.

«Faire partie de la communauté, c’est la meilleure façon de connaître la ville, a indiqué l’ancien défenseur. Quand tu fais ça, cette ville n’est plus seulement celle où tu travailles. Elle devient ton chez-toi. Plus tu te sens comme à la maison, plus ça se transpose sur la patinoire.»

Si tel est le cas, c’est de bon augure pour les mois à venir.

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