Finalement acceptée en médecine et qualifiée pour les Jeux olympiques, une année de rêve pour une patineuse québécoise


Richard Boutin
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La patineuse de vitesse Béatrice Lamarche vit une année extraordinaire où elle a réalisé deux objectifs qui lui tenaient extrêmement à cœur.
Tout a débuté à l’été quand elle a été admise en médecine à l’Université Laval à sa troisième tentative. En octobre, Lamarche a remporté ses deux premiers titres canadiens en carrière avant d’enchaîner avec sa première médaille individuelle en Coupe du monde quelques semaines plus tard à Salt Lake City.
Après avoir signé quelques autres bons résultats en Coupe du monde, Lamarche a confirmé sa place aux Jeux olympiques de Milan-Cortina sur 500m et 1000m. Elle a ajouté le 1500m lors des sélections olympiques au début janvier à Québec.
«C’est une année de rêve, a-t-elle résumé, jeudi, lors du dévoilement officiel de l’équipe canadienne de longue piste. Tout est arrivé en même temps. Ma médaille de bronze au 1000m était inespérée. J’ai dépassé mes attentes parce que le podium n’était pas dans ma mire. Cette performance est le fait saillant de ma carrière.»
Diplôme en kinésiologie, Lamarche a débuté ses études en médecine en septembre. Une entente avec le département lui a permis de prendre deux cours à l’automne et un cet hiver. Un stress important est tombé avec son admission.
«C’est un gros morceau que j’ai obtenu, a-t-elle imagé. Ça va être un bon défi, mais le stress de performance à l’école est tombé. Ce fut des années difficiles (2023 et 2024) alors que j’ai été refusée deux fois et que j’ai connu mes deux saisons les plus difficiles en carrière.»
«Du bon et du moins bon»
Lamarche suit les traces de son père Benoît qui a pris part aux Jeux de 1984 à Sarajevo et de 1988 à Calgary. Le patineur qui s’entraîne actuellement avec Gaétan Boucher en prévision des mondiaux des maîtres qui se dérouleront à Inzell en Allemagne a aussi fait partie de l’équipe canadienne de soutien pour le volet nutrition aux Jeux de Vancouver en 2010.
Sa tante Marie-Pierre Lamarche s’est aussi qualifiée pour les Jeux de Calgary. Du positif à avoir grandi dans cet environnement où les Jeux occupaient une grande place?
«Il y a du bon et du moins bon, a-t-elle mentionné. C’est positif parce que tu réalises que c’est accessible en voyant que ton père a réussi, mais d’un autre côté, ça enlève un peu la magie quand tu es sélectionnée. Mes premiers souvenirs olympiques remontent à 2010. J’avais beaucoup aimé regarder les Jeux à la télévision et je voulais y aller.»
«Je n’ai toutefois jamais été une grande rêveuse dans la vie, d’ajouter Lamarche. Quand j’ai perdu ma chance de me qualifier en 2022 en raison de la pandémie, je me suis tournée de bord assez rapidement.»
Un cadeau pour ses proches
Le père est très heureux. «Béatrice réalise un rêve et elle offre un cadeau à ses parents, sa sœur et son copain qui seront tous présents aux Jeux. Après sept ou huit ans de stress pour obtenir les notes nécessaires à son admission en médecine, tout s’est placé cette année. Elle travaille tellement fort. Quand Béa a réalisé un chrono de 1 min 12 s à Salt Lake City, je me suis couché à terre dans le salon. C’est un chrono parmi les meilleurs au monde. Je n’y croyais pas.»
Le paternel est convaincu d’une chose avant même de s’envoler pour l’Europe. «Ça va être mes plus beaux Jeux. En plus des épreuves de Béatrice, on a des billets pour le hockey, le patinage courte piste et on va s’amuser. Je n’aurai aucune obligation et on va pouvoir se coucher tard.»