Finale NBA: Victor Wembanyama «recherché» à New York


Stéphane Cadorette
Partager
Le joueur étoile des Spurs de San Antonio Victor Wembanyama fait désormais partie des fautifs formellement recherchés à New York. Pas par les forces de l’ordre, quand même ! C’est plutôt le quotidien New York Post dont il est question.
• À lire aussi : Finale de la NBA : des fans des Spurs agressés à New York, « inacceptable » selon Wembanyama
• À lire aussi : Une petite fortune pour aller voir les Knicks
La scène du crime s’est déroulée lundi soir, au premier quart du match 3 de la série finale entre les Spurs et les Knicks de New York, au Madison Square Garden.
Le géant surnommé « Wemby » a vu son vis-à-vis Jalen Brunson se poser en écran devant lui. Il a projeté agressivement la vedette des Knicks au sol. Outrés, les partisans new-yorkais ont réclamé une faute, mais le sifflet ne s’est jamais fait entendre.
Fidèle à ses habitudes, le New York Post a décidé de se servir de ce moment controversé pour y aller de l’une de ses typiques pages frontispices colorées. Rien de tel pour mettre la table en vue du match 4 de mercredi soir, toujours à New York, dans la série menée 2-1 par les Knicks.
Wemby’s dirty, ref-boosted Game 3 vs. Knicks makes him Public Enemy No. 1 in NYC: ‘He’s the series villain’ https://t.co/O2uQ7RrvM9 pic.twitter.com/R1bHJSTayZ
— New York Post (@nypost) June 10, 2026
On y voit le geste reproché à Wembanyama avec le titre « WANTED » (recherché), dans un clin d’œil à l’époque du Far West.
Sur cette une, on indique aussi la nationalité de Wembanyama, sa taille (7 pieds 4 pouces) et une accusation de « faute flagrante ». On mentionne finalement que la récompense pour quiconque le punira sera le trophée de championnat de la NBA.
Une erreur ?
Brunson frustrated at Wemby 😳 pic.twitter.com/0xd2HO78NV
— ESPN (@espn) June 9, 2026
Le lendemain du match 3, Monty McCutchen, vice-président senior de la NBA responsable du développement des arbitres, a reconnu qu’il y avait matière à faute.
La NBA a revu l’action et aurait pu décréter à retardement une faute flagrante à Wembanyama, ce qui n’a pas été le cas. De quoi enflammer encore plus les fervents des Knicks, qui y voient un complot.
Le Français s’était déjà vu attribuer une faute flagrante de type 2 en deuxième ronde face aux Timberwolves du Minnesota, ce qui lui avait valu deux points de mauvaise conduite. Quand un joueur atteint le seuil des quatre points, il est automatiquement suspendu pour un match, ce que les New-Yorkais espéraient.
Wembanyama a de quoi leur donner des cauchemars. En plus de son jeu physique, il a brillé partout sur le plancher au match 3 avec 32 points, huit rebonds, six passes décisives et trois blocs. Il a contribué à mettre fin à la séquence de 13 victoires des Knicks dans les présentes séries.
Un entraîneur furieux
L’entraîneur des Knicks, Mike Brown, a durement critiqué l’arbitrage, au-delà du geste de Wembanyama.
« Je n’aurais jamais imaginé qu’en finale de la NBA, une équipe obtiendrait 24 lancers francs contre 8 en deuxième demie d’un match. Je ne me plains pas souvent du travail des officiels, mais San Antonio est une bonne équipe et nos chances de gagner vont tomber en flèche s’il y a une si grande différence en matière de fautes », a-t-il déploré.
L’action se poursuit ce mercredi, à 20 h 30.