Finale de la NBA: une remontée historique des Knicks
OG Anunoby a été l’homme des grandes occasions, avec 33 points, en plus du panier magique avec 1,2 seconde à jouer

Stéphane Cadorette
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Le Madison Square Garden avait des airs de salon funéraire au troisième quart quand les Knicks de New York tiraient de l’arrière par 29 points face aux Spurs de San Antonio. Puis, l’histoire s’est écrite devant une foule soudainement aussi renversée que survoltée.
Les Knicks, contre toute attente, l’ont finalement emporté 107-106 grâce à un panier magique d’OG Anunoby avec 1,2 seconde à jouer. Les fervents de sport se souviendront de cette fin de match comme un moment phénoménal, le toit du mythique aréna passant tout près de sauter.
Après coup, autant les innombrables vedettes massées autour du parquet que le commun des mortels semblaient totalement incrédules, sous le choc, submergés par l’émotion en prenant à peine conscience de ce qui venait de se produire.

Une remontée de 29 points en finale de la NBA, c’est du jamais-vu. Même au début du quatrième quart, les carottes semblaient cuites. Avec moins de neuf minutes à jouer, les Knicks perdaient par 17 points. Jusqu’à cette remontée mémorable, les équipes de la NBA montraient une fiche collective d’aucune victoire et 96 défaites avec 17 points ou plus de retard et neuf minutes à jouer dans des matchs de finale de la NBA depuis 1970, selon Sportsnet Stats. Grâce aux Knicks, cette fiche est maintenant de 1-96 !
Mais revenons aux 29 points... Les Spurs détenaient une avance confortable de 81-52 avec 9 minutes et 27 secondes à jouer au troisième quart. Tout ce qui semblait parfaitement sous contrôle s’est complètement écroulé. Les Knicks ont pris les devants pour la toute première fois dans le match par 105-104 avec 1 minute 22 secondes à jouer, semant l’hystérie à New York.
Anunoby, un ancien des Raptors de Toronto, a été l’homme des grandes occasions avec 33 points dans ce duel complètement fou, qui permet aux Knicks de prendre les devants 3-1 dans la série.
OG ANUNOBY WITH THE PUTBACK.
— NBA (@NBA) June 11, 2026
KNICKS COMPLETE THE 29-PT COMEBACK FOR THE WIN.
LARGEST COMEBACK IN NBA FINALS HISTORY 🤯 pic.twitter.com/ZtWVWY6JsR
C’est une deuxième remontée improbable pour les Knicks durant les présentes séries, eux qui avaient effacé un déficit de 22 points au quatrième quart au premier match de la finale de l’Est contre les Cavaliers de Cleveland.
Anunoby et Jalen Brunson (36 points) sont devenus le premier tandem de coéquipiers à inscrire au moins 33 points chacun dans un duel de finale depuis Kevin Durant et Stephen Curry, avec les Warriors de Golden State, en 2017. Sachant à quel point cette équipe avait marqué l’imaginaire, c’est loin d’être banal.
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Chargé d’émotion
Avant même cette remontée historique, l’amphithéâtre semblait chargé d’émotion. Tout New York semblait en quête de vengeance après la défaite qui avait laissé un goût plus qu’amer lors du match numéro trois.
Le géant français des Spurs Victor Wembanyama avait rabattu agressivement Jalen Brunson au sol. Le geste n’a pas été puni, ce qui a même poussé le quotidien New York Post à y aller de l’une de ses typiques pages frontispices colorées.
On décrivait Wembanyama comme l’homme « recherché » pour faute flagrante.
Wemby’s dirty, ref-boosted Game 3 vs. Knicks makes him Public Enemy No. 1 in NYC: ‘He’s the series villain’ https://t.co/O2uQ7RrvM9 pic.twitter.com/R1bHJSTayZ
— New York Post (@nypost) June 10, 2026
Et parlant de faute flagrante, le jeune joueur étoile des Spurs en a commis une dans ce quatrième match, qui a été appelée, cette fois.
Coïncidence ou pas, après cette faute flagrante, même si « Wemby » est demeuré dans le match, les Spurs ont été déclassés 55-25.
L’équipe inexpérimentée dans les grands moments a par ailleurs réussi seulement 6 de ses 35 lancers suivants, dont uniquement 2 en 15 des 3 points.

Quand même hallucinant, sachant qu’en première demie, absolument tout se rendait dans le panier.
S’accrochant à une mince avance de 104-103 en fin de match, les Spurs ont d’ailleurs vu Wembanyama rater deux lancers francs. Il avait pourtant été flamboyant en début de partie, avec 24 points et 13 rebonds.
Pour une équipe aussi jeune, cette débandade sera difficile à oublier. Après avoir inscrit 76 points en première demie, ils ont été limités à 30 en deuxième demie. Selon Elias Sports Bureau, la différence de 46 points pour une équipe entre deux demies égale le plus grand écart des 70 dernières années pour un match de séries dans la NBA.
Les Spurs l’auront de travers dans la gorge jusqu’à samedi, lorsqu’ils lutteront pour leur survie lors du sixième match de la série, devant leurs partisans, à San Antonio.
Pour les New-Yorkais, c’est évidemment l’effet inverse. Aucune équipe de cet immense marché sportif n’a remporté un championnat dans les quatre ligues professionnelles majeures depuis le Super Bowl des Giants, le 5 février 2012. Les Knicks en sont à leur première présence en finale depuis 1999 et n’ont pas remporté les grands honneurs depuis 1973.
Qui sait, peut-être que cette inoubliable remontée marquera la fin d’une interminable attente...