Finale de la Ligue Frontier: autre fin de match d’anthologie pour les Capitales


Jessica Lapinski
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Avant de se présenter au bâton en neuvième manche, Juremi Profar a pointé vers le ciel. Et c’est à croire que les fantômes du stade ont vu son geste, car pour un deuxième soir de suite, les Capitales ont réalisé un miracle en fin de match, mercredi.
Après Justin Gideon et son élan de trois points la veille, Profar a cette fois catapulté le tir du releveur Jake Polancic par-dessus les grands arbres qui bordent le champ gauche du Stade Canac.
JUREMI PROFAR. pic.twitter.com/mT2Q1i4Lpt
— Capitales de Québec (@CapitalesQuebec) September 14, 2023
Une immense claque de deux points qui a permis à Québec de filer avec une victoire de 7 à 6 aux dépens des Otters d’Evansville.
Alors qu’ils pourraient très bien mettre le cap vers l’Indiana en retard 2 à 0 dans la finale de type 3 de 5 de la Ligue Frontier, voilà que les Capitales se retrouvent plutôt à un seul gain de défendre leur championnat acquis l’an dernier, grâce à deux circuits décisifs.

« Encore plus de magie »
Magique, dites-vous ? Tant Patrick Scalabrini que le héros du match sont tout à fait d’accord.
« On dirait qu’il y a encore plus de magie [mercredi soir]. On était morts, morts, on perdait par quatre, et il n’y avait rien qui se passait ! » a lancé le gérant, pendant que ses joueurs et de nombreux partisans célébraient encore dans les gradins, plusieurs minutes après la bombe de Profar.

En effet, les carottes semblaient encore plus cuites que mardi soir pour les Capitales, dans ce deuxième duel face aux Otters.
Une quatrième manche pénible de leur partant Harley Gollert, coupable de cinq coups sûrs et surtout, de quatre points, les avait placés dans de beaux draps.
Et Québec n’avait pas été en mesure de répondre par la bouche de ses canons à ses deux tours suivants au bâton. Chaque fois, trois coureurs avaient été laissés sur les buts.
« Habituellement, quand on a ce genre d’occasions et qu’on n’en profite pas, on perd ce genre de match-là », a pointé Scalabrini.
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Son discours était prêt
Même le gérant, qui était pourtant aux premières loges pour assister à la spectaculaire remontée au classement de ses joueurs en saison régulière, puis bien sûr, au circuit de Gideon, mardi, croyait que ses Capitales allaient perdre leur premier match de série à domicile en deux ans.

Il avait même déjà « préparé son speech de la défaite ».
Mais Scalabrini a recommencé à y croire en huitième, lorsque Québec a recollé à un seul point, grâce à un double de Tommy Seidl, puis à un simple bon pour deux points de Ruben Castro.

Puis, Evan Rutckyj a maintenu le pointage serré en début de neuvième, grâce à une manche parfaite. La table était mise pour encore un peu de magie.
« Une fois qu’on a eu un coureur sur les buts, on dirait que ça allait automatiquement se faire », a ajouté le gérant au sujet du circuit de Profar, tout en soulignant à la blague que ce dernier aurait pu faire « durer un peu l’excitation ».
Aucun mot pour « décrire ça »
Le suspense a en effet été de courte durée, mais Profar, lui, était encore plutôt fébrile sur le terrain, quand les journalistes sont allés le rencontrer.
« Bien sûr qu’il y a quelque chose de magique avec cette équipe. On en a parlé ensemble, les joueurs. Il n’y a aucun mot pour décrire ça. Ça arrive, c’est tout », s’est-il exclamé.
La troisième rencontre de la finale sera disputée vendredi, à Evansville. Comme l’avantage du terrain dans cette finale de la Ligue Frontier appartient à l’Ouest cette saison, il s’agissait du dernier match des Capitales au Stade Canac cette année.