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Finale de l’Est: Sean Thomas Erlington préfère avoir la foule montréalaise de son bord

Sean Thomas Erlington
Sean Thomas Erlington Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-11-05T22:49:38Z

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Montréal s’apprête à accueillir la finale de l’Est pour une première fois depuis 2012. C’est suffisant pour imaginer que les partisans seront particulièrement bruyants, samedi, afin d’encourager les Alouettes et... embêter les Argonauts de Toronto.

• À lire aussi: Marc-Antoine Dequoy pourra-t-il faire la différence?

Maintenant avec les Alouettes, le Québécois Sean Thomas Erlington était dans le camp ennemi lors du plus récent match éliminatoire présenté au stade Percival-Molson, en novembre 2023. Nul n’est mieux placé que lui pour expliquer à quel point la foule de Montréal peut être dérangeante pour l’adversaire.

«Spécialement à l’offensive, une fois que tu es sur le terrain, le bruit est fatigant, tu viens à te demander si le volume n’a pas été amplifié», a indiqué celui qui portait les couleurs des Tiger-Cats de Hamilton quand ceux-ci s’étaient inclinés par le pointage de 27 à 12 en demi-finale de l’Est, il y a un peu plus d’un an.

Cette fois, Thomas Erlington espère naturellement que les Argonauts en seront les victimes, samedi.

«Nous nous étions préparés en conséquence, l’an dernier, avant la demi-finale, a par ailleurs révélé Thomas Erlington. À l’entraînement, on avait mis des haut-parleurs avec le bruit de la foule de Montréal pour la simuler. Encore là, ça n’arrivait pas à la cheville... Quand tu es le club visiteur, ç’a un impact négatif, c’est sûr à 100%.»

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Une question d’exécution

Les Argonauts ont marqué 58 points contre le Rouge et Noir d’Ottawa, la semaine dernière à Toronto, afin de se qualifier pour la finale de l’Est. Si l’attaque menée par le quart-arrière Chad Kelly est menaçante, il ne faut pas s’attendre à ce que les Argos répètent cette production contre les Alouettes.

«Chad Kelly va arriver dans un stade où c’est excessivement bruyant, avec tous les klaxons», a mentionné à son tour le maraudeur Marc-Antoine Dequoy, mardi, alors que le club montréalais reprenait l’entraînement au stade Hébert, dans l’arrondissement de Saint-Léonard.

«On sait que c’est une offensive qui peut inscrire beaucoup de points, on sait qu’ils ont une bonne ligne à l’attaque et qu’ils peuvent courir avec le ballon, a néanmoins reconnu Dequoy. De notre côté, il faut seulement exécuter. [...] On ne pourra pas manquer des plaqués.»

Contrer les jeux explosifs

Le jeu au sol risque d’être à l’honneur chez les Argos, eux qui ont ennuyé les Alouettes en utilisant cette stratégie, durant la saison régulière, par l’entremise des porteurs Ka’Deem Carey et Deonta McMahon.

«C’est une équipe de football dangereuse, sans aucun doute, a commenté le coordonnateur défensif Noel Thorpe, laissant deviner que les longues passes de Kelly risquent toutefois d’être rares samedi. Nous devons nous préparer pour tout ce qu’ils peuvent offrir. Nous avons permis le moins grand nombre de jeux explosifs à travers la ligue et nous prenons fierté de ça.»

À moins d’un revirement de situation, le joueur de ligne défensive Mustafa Johnson ne sera pas en mesure d’affronter les Argonauts. Blessé à un genou, Johnson n’était pas présent, mardi, à l’entraînement.

Depuis 1973, l’équipe évoluant à domicile lors de la finale de l’Est affiche un dossier de 33-15. En 2012, les Alouettes avaient perdu 27 à 20, au stade olympique, contre... les Argonauts.

CE QU’IL A DIT:

«Je suis toujours impressionné quand les Argonauts jouent, ils sont bien dirigés et ils ont beaucoup de talent. Nous devrons être à notre mieux pour les battre, c’est un bon défi pour nous.» – Jason Maas, entraîneur-chef des Alouettes

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