Finale de l’Association de l’Ouest: c’est l’heure de la revanche pour les Stars, éliminés par les Oilers en 2024


Jonathan Bernier
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Les Oilers et les Stars remettent ça pour un deuxième printemps consécutif. Défaits en six matchs l’an dernier à cette même étape, les Stars souhaiteront prendre leur revanche. Il s’agit d’une troisième présence consécutive en finale de l’Association de l’Ouest pour la formation texane, dont la dernière apparition en finale de la coupe Stanley remonte à 2020. Les Oilers ne sont pas en reste puisqu’ils atteignent cette étape pour la troisième fois en quatre ans. Au cours de la saison régulière, les Stars ont eu le meilleur sur les Oilers en remportant deux des trois confrontations. Cependant, deux de ces matchs se sont soldés par un écart d’un seul but.
Gardiens
Oilers: l’énigme Skinner
Stuart Skinner est possiblement le plus gros point d’interrogation dans le camp des Oilers. Tout croche dans la série de premier tour contre les Kings, il a été remplacé par Calvin Pickard jusqu’à ce que ce dernier se blesse lors du deuxième match face aux Golden Knights. À son retour, il ne fut guère plus convaincant, avant de terminer la série avec deux jeux blancs consécutifs.

Stars: un gars motivé
Jake Oettinger affiche une belle régularité depuis le début des séries éliminatoires. À 26 ans, il est encore sur une pente ascendante. Face aux Jets, il s’était donné comme mission d’avoir le meilleur sur Connor Hellebuyck, à qui il souhaite ravir le poste de gardien partant de la formation olympique américaine. Cette fois, c’est une présence en finale de la coupe Stanley qui est à la clé.
Défenseurs
Oilers: le maillon faible
C’est la position la plus vulnérable chez les Oilers. Evan Bouchard demeure le quart incontesté de cette équipe. Il est le seul arrière à contribuer à l’attaque. Toutefois, défensivement, on repassera. Darnell Nurse connaît de meilleures séries que celles de l’an passé, mais on est loin du trophée Norris. Quant à Brett Kulak, il a grandement progressé depuis son passage avec le Canadien. De là à jouer plus de 24 minutes par match? Pas sûr.

Stars: un retour bénéfique
Ils pourront compter sur Miro Heiskanen dès le début de la série. Le Finlandais est revenu au jeu au milieu de la série face aux Jets après s’être retrouvé sur la touche le 28 janvier. En son absence, Thomas Harley a pris du galon en jouant près de 25 minutes par match. Avec Esa Lindell et Cody Ceci sur la seconde paire, les Stars misent sur un top quatre relativement solide. D’ailleurs, Lindell apparaît parmi les meneurs du circuit pour les tirs bloqués (36).
Attaquants
Oilers: le fameux monstre à deux têtes
Connor McDavid et Leon Draisaitl continuent de noircir la feuille de pointage à un rythme endiablé. Ce qui rend la tâche encore plus difficile pour l’adversaire, c’est qu’ils sont aussi efficaces ensemble que sur des trios différents. À cela, on ajoute la présence d’Evander Kane, de retour après avoir raté la totalité de la saison, et la touche de Corey Perry, qui, malgré ses 40 ans, semble toujours trouver la fontaine de Jouvence avant le début des séries.

Stars: des buts de partout
Mikko Rantanen fait passer Jim Nill pour un génie. Il domine la colonne des buteurs (9) et des pointeurs (19) des séries de la LNH. À un certain moment, il a participé à 13 buts consécutifs de son équipe. Peter DeBoer n’hésite pas à l’utiliser sur deux trios. Et ce n’est pas faute de profondeur. Qui peut se vanter de miser sur deux marqueurs d’au moins 30 buts sur son troisième trio? C’est ce qu’ont les Stars avec Jason Robertson et Wyatt Johnston.
Entraîneurs
Oilers: le jeune apprenti
L’an dernier, après avoir été embauché au mois de novembre, Kris Knoblauch est passé à une victoire de soulever la coupe Stanley à sa première campagne derrière le banc d’une équipe de la LNH. Cette saison-ci ne fut pas un long fleuve tranquille, mais il a su tirer les bonnes ficelles au bon moment pour garder la tête de son équipe hors de l’eau.

Stars: le vétéran poursuit sa quête
Peter DeBoer est toujours en quête de sa première coupe Stanley, mais avec 174 matchs de séries éliminatoires derrière la cravate, il est l’entraîneur actif le plus expérimenté en séries éliminatoires. D’ailleurs, il est parfait en neuf présences à un match numéro sept. Si la série devait s’étirer jusqu’à la limite, vous saurez sur qui miser.
Unités spéciales
Oilers: un point faible
La formation albertaine est celle qui a bénéficié du moins d’avantages numériques par match (2,17) parmi les huit qui ont atteint le deuxième tour. Difficile, dans pareilles circonstances, de mettre à profit les gros canons que sont McDavid, Draisaitl et Bouchard. Les Oilers devraient prendre exemple sur leurs rivaux et se tenir loin du banc des punitions puisque leur unité d’infériorité numérique en arrache grandement (66,7%).

Stars: dominants des deux côtés
Parmi les huit équipes qui ont atteint le deuxième tour, l’attaque massive des Stars est la plus dominante. Son pourcentage de réussite de 30,8% les place dans une classe à part. Elle n’a été blanchie que trois fois en 13 matchs depuis le début des séries. On peut dire la même chose de l’infériorité numérique. Les Stars n’ont donné que six buts en 43 occasions (86,1%).
Impondérable
Oilers: Ô Canada
Dernière équipe canadienne en lice, les Oilers sont le seul espoir de ramener la coupe Stanley au Canada pour la première fois depuis 1993. Ils auront le pays en entier derrière eux.

Stars: un avantage important
Ils bénéficieront de l’avantage de la patinoire. En saison régulière, c’est l’une des formations qui a connu le plus de succès à domicile. De plus, les Stars n’ont pas perdu deux matchs de suite depuis le début des séries.