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Finale Canada c. États-Unis: Hagel lance une flèche aux Tkachuk

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-18T19:46:02Z

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BOSTON | Il n’y a pas de petites journées à la Confrontation des 4 nations. Même en ce mardi où les États-Unis et le Canada sont demeurés loin de la patinoire, on a eu droit à quelques étincelles.

Brandon Hagel, qui a ouvert les hostilités samedi dernier en jetant les gants à la suite de l’invitation de Matthew Tkachuk, en avait long à dire sur les deux frangins et le plan qu’ils avaient mis en place pour ce premier choc entre les deux nations nord-américaines.

«Nous n’avons pas besoin d’amorcer quoi que ce soit. Nous n’avons pas de discussion de groupe [group chat] en cours, a lancé l’attaquant. Nous allons tout donner pour notre pays. Ce que j’ai fait l’autre soir, je l’ai fait pour le drapeau. Pas pour les caméras.»

Voilà qui a le mérite d’être clair. On comprend que, même s’il a répondu à l’appel de brillante façon, Hagel a trouvé les Tkachuk rustres dans leur façon de faire.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

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Avec le trophée à l’enjeu, et surtout l’honneur avec lequel il vient, il serait surprenant qu’on assiste à un début de match comme celui de samedi. Il y aura assurément de l’intensité et de solides coups d’épaule, mais on ne voudra probablement pas risquer d’écoper d’une punition d’instigateur qui mettrait son équipe dans le pétrin.

«On ne peut jamais dire jamais, mais je ne pense pas [que le scénario va se répéter], a laissé tomber Sam Bennett qui, de son côté, s’est battu avec Brady Tkachuk. Je pense que le message leur a été lancé lors du dernier match. Ces matchs, c’est à propos de la victoire, pas à propos de qui est le plus dur ou de qui intimide le plus.»

«La victoire, c’est notre principal objectif», a-t-il martelé.

Évidemment, c’est la même chose du côté des Américains. Et ce, pour une raison bien précise qui rejoint les déclarations faites par les Tkachuk plus tôt durant le tournoi.

Noah Hanifin l’a expliqué avec un peu plus de doigté et de sagesse.

«Au cours des 20 dernières années, le hockey a fait des pas de géants aux États-Unis. Que ce soit avec le programme national ou en raison de la formation des entraîneurs, nous nous sommes beaucoup développés, a soutenu le défenseur. On a trouvé une façon d’égaler le Canada, maintenant on veut le surpasser.»

On ne devrait pas être déçu

Originaire de Boston, Hanifin ne sera pas en terrain inconnu pour cet affrontement souhaité de tous. En 2015, avec les Eagles de Boston College, il avait remporté la finale de consolation du Beanpot dans ce même TD Garden.

Cette fois, il n’est pas question de se contenter d’un prix de consolation.

Dans le camp canadien, Bennett ne sera pas, lui non plus, en terrain inconnu. Mais pas pour les mêmes raisons.

«J’ai souvent joué le rôle de vilain ici. C’est un rôle que j’aime bien, a raconté celui qui a envoyé Brad Marchand sur la touche pendant deux matchs lors des dernières séries éliminatoires. Je suis certain que l’ambiance sera aussi intense qu’au Centre Bell.»

«Une chose est certaine. Ce sera aussi physique et rapide. Un match revanche, c’est ce que tout le monde voulait.»

Les attentes sont élevées, mais peu importe le résultat, on ne devrait pas être déçu.

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