Finale Canada c. États-Unis: de la frénésie dès le lever du soleil
Des bars étaient pleins dès le matin pour ne pas manquer le match de la médaille d'or de hockey masculine aux Jeux olympiques de Milan-Cortina
Zoé Arcand et Jean-Philippe Guilbault
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La frénésie du hockey s’est fait sentir dès le lever du soleil dans des bars qui affichaient complet pour la finale de hockey masculin olympique opposant le Canada et les États-Unis.
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« C’est la folie, on a des employés qui étaient en poste hier soir et qui sont encore là ce matin », a lancé Sophie Doyle, serveuse et barmaid au Bruno sport bar, qui a dû refuser des clients dès 7h, soit une heure avant le début du match.
Le son de cloche était similaire chez les partisans de hockey, qui n’ont pas eu peur de se priver de sommeils pour encourager Équipe Canada, qui se dispute l’or aux Jeux olympiques de Milan-Cortina.
« On a fêté ma fête ici hier jusqu’à 2:30 du matin, on est rentré faire une petite sieste et là on est de retour », a indiqué Isabelle Vallée-L’heureux, 24 ans.

À Québec, des fans s’étaient entre autres rassemblés à l’Inox, sur la Grande Allée, pour assister à ce match qualifié « d’historique ».
« C’est un moment historique, on ne pouvait pas manquer ça », a lancé Steve Caron, un Montréalais de passage dans la Capitale-Nationale.

Géopolitique
« Dans le contexte [géopolitique] actuel ça revêt une autre importance », a-t-il ajouté en référence aux tensions économiques.
Deux Américains de New York, Teddy et Terry Gargano, ont d’ailleurs explosé de joie quand les États-Unis ont marqué le premier but après six minutes de jeu.
« J’aime le Canada et les États-Unis, mais je crois que nous remporterons le match, a avancé le duo qui ont un condo dans la ville. Mais je ne peux pas perdre, j’aime les deux équipes. »

À La Cage de Lebourgneuf, la salle était pleine de partisans qui ont éclaté de joie quand le défenseur du Canada a marqué pour faire 1-1, en fin de période médiane, avec l’aide de Devon Toews.

La foule s’est toutefois faite immédiatement silencieuse après le but victorieux des Américains. Le restaurant s’est vidé par la suite des partisans dépités.
« On ne gagne jamais l’argent, on perd l’or, a résumé Karel Baillargeon après la défaite canadienne. D’être allés en prolongation, c’est une bonne chose, mais le premier but des États-Unis est issu d’une petite erreur défensive. C’est très crève-cœur. »
Un peu plus loin, Antoine Tremblay avait une pensée pour le capitaine Sidney Crosby, blessé en plein milieu du tournoi olympique.
« Visiblement Crosby doit trouver ça extrêmement difficile de voir ça et de rien pouvoir faire, a-t-il avancé. C’est ça qui est le plus crève-cœur là-dedans, c’étaient les derniers Jeux Olympiques de Crosby [...] il n’aura pas pu jouer la finale. »
Dans la métropole, le manque de sommeil des partisans n’a pas eu d’effet sur leur enthousiasme.
« On a fêté ma fête ici hier jusqu’à 2:30 du matin, on est rentré faire une petite sieste et là on est de retour », a indiqué Isabelle Vallée-L’heureux, 24 ans, rencontrée au Bruno sport bar.
D’autant plus qu’elle porte encore la défaite de l’équipe féminine de hockey au match pour l’or contre les américaines.
« Ça pique encore », admet-elle, en estimant que la partie d’aujourd’hui est d’autant plus importante « politiquement ».
« Il ne faut pas donner la victoire à Trump », explique son ami Julien Matte, 24 ans.
L’ambiance était donc électrique dans ce bar, qui a ouvert ses portes exceptionnellement à 7:20 pour laisser rentrer des clients qui faisait déjà la file.
« On enchaine les cafés, c’est du jamais vu, admet Sophie Doyle, qui cumule 12 ans d’expérience au Bruno Sport Bar.
- Avec la collaboration de Michaël Nguyen