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Filip Gustavsson était-il malade?

Les versions des joueurs et de l'entraîneur sont différentes

Filip Gustavsson a été retiré après la première période du match contre la Finlande, samedi.
Filip Gustavsson a été retiré après la première période du match contre la Finlande, samedi. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-02-15T22:26:57Z

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La surprise a été généralisée quand Linus Ullmark s’est présenté devant le filet de la Suède pour amorcer la deuxième période du match contre la Finlande. 

C’est Filip Gustavsson qui avait amorcé la rencontre et il avait accordé deux buts lors des vingt premières minutes, Mikka Rantanen marquant le second en avantage numérique avec 14 secondes à jouer sur un tir raté que Gustavsson aurait certainement dû arrêter.

Après la rencontre, l’entraîneur-chef suédois, Sam Hallam, a laissé savoir qu’il avait été un peu forcé d’apporter ce changement parce que Gustavsson ne se sentait pas bien.

«On n’a pas eu de signe avant le match. C’est malheureux pour lui et pour nous. Je ne l’ai pas retiré en raison de sa performance. Sur le but en désavantage numérique, j’aurais aimé qu’il [Rantanen] frappe la rondelle plus fort, il aurait probablement fait l’arrêt.»

Versions discordantes

Ce qui étonne dans l’explication de Hallam, c’est que ses joueurs tenaient un discours assez différent quelques minutes plus tôt.

Aucun d’eux n’a parlé du fait que Gustavsson était malade. Il était plutôt question de donner un nouvel élan au match.

«Gus a joué un excellent match pour nous mercredi et cette fois-ci, je pense que c’était plus une question de créer une étincelle collective et changer de gardien est un moyen d’y arriver», a soutenu Erik Karlsson.

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«Nous avons trois très bons gardiens, nous avions besoin d’une étincelle après nous être retrouvés en retard d’un but», a ensuite mentionné le défenseur Victor Hedman.

Pas au niveau

Le sentiment général chez les Suédois, c’est que l’équipe n’a tout simplement pas été à la hauteur.

«C’est aussi déplaisant que l’autre soir, a reconnu Karlsson. Cette fois-ci, je ne pense pas que nous ayons joué aussi bien que nous l’aurions voulu, nous n’avons pas atteint les standards que nous nous sommes fixés et la Finlande a joué un très bon match.

«Ils ont capitalisé sur les rondelles libres, ils ont été en mesure de créer de l’attaque avec leur jeu de transition et quand ils ont eu des occasions de marquer, ils les ont saisies», a poursuivant Karlsson qui a rendu hommage à l’adversaire.

Dur à accepter

William Nylander a été le dernier Suédois à se présenter devant les médias et on a rapidement compris qu’il était là parce qu’il y était obligé et non parce qu’il ne souhaitait. Son langage corporel et la brièveté de ses réponses le mettaient en évidence.

Il a tout de même admis du bout des lèvres que l’équipe a manqué de constance et qu’elle en a payé le prix.

«Nous avons eu des hauts et des bas tout au long de la rencontre, mais c’est une défaite difficile à accepter. Ce sont deux défaites en prolongation en deux parties, nous devons nous regrouper.»

Avec deux points en trois rencontres, la Suède se retrouve dans une position précaire avec un dernier affrontement contre les États-Unis qui l’attend lundi à Boston.

«Nous avons besoin d’aller chercher les trois points dans cette rencontre», a insisté Victor Herdman avec beaucoup de justesse.

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