Tous les résultats
Publicité

Feu vert des États-Unis à un troisième vaccin anti-COVID, celui de Johnson & Johnson

AFP

AFP

2021-02-27T23:36:56Z
2021-02-28T01:10:37Z

Partager

WASHINGTON | Les États-Unis ont accordé, samedi, une autorisation en urgence au vaccin de Johnson & Johnson contre la COVID-19, une nouvelle saluée par le président Joe Biden qui a cependant appelé à ne pas «baisser la garde» face à l’épidémie. 

• À lire aussi: [EN DIRECT 27 FÉVRIER] Tous les développements de la pandémie

Ce vaccin unidose, qui peut être stocké à des températures de réfrigérateur, rejoint ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna dans l’immense campagne de vaccination aux États-Unis, où la pandémie a fait plus de 500 000 morts.

Après avoir étudié en détail les données des essais cliniques, conduits sur plus de 43 000 personnes, un comité d’experts avait recommandé, vendredi, la mise sur le marché du vaccin de l’entreprise américaine.

Au moins trois millions de doses du produit sont prêtes à être distribuées dès la semaine prochaine, selon le gouvernement américain. Johnson & Johnson s’est engagé à acheminer 100 millions de doses aux États-Unis avant la fin du mois de juin.

«C’est une nouvelle formidable pour tous les Américains, et un pas encourageant dans nos efforts pour mettre fin à la crise», a affirmé M. Biden dans un communiqué. «Mais nous ne pouvons pas baisser la garde ni tenir pour acquis que la victoire est inévitable», a-t-il ajouté.

Publicité

Avec 600 millions de doses commandées au total à Pfizer et Moderna, les États-Unis disposeront, d’ici la fin juillet, d’assez de vaccins pour immuniser la quasi-totalité de la population. L’ajout de celles de Johnson & Johnson pourrait encore accélérer la campagne de vaccination.

«Rendez-moi mon vaccin»

L’Afrique du Sud, pays le plus touché par le virus en Afrique, a reçu samedi une deuxième livraison du vaccin Johnson & Johnson, alors qu’elle s’efforce d’accélérer sa campagne d’immunisation.

Quelque 80 000 vaccins sont arrivés de Bruxelles par avion, selon les médias locaux.

Selon le ministère, plus de 63 600 employés du secteur de la santé (public et privé) ont été vaccinés depuis le lancement de la campagne nationale de vaccination il y a 11 jours.

En Argentine, plusieurs milliers de personnes ont manifesté, samedi, dans différentes villes pour protester contre les «vaccinations VIP» contre la COVID-19, un scandale qui a coûté son poste au ministre de la Santé.

«Cessez de gaspiller notre argent», «Rendez-moi mon vaccin», disaient les pancartes des manifestants.

Le scandale a éclaté, la semaine dernière, lorsqu’un journaliste a déclaré à la radio avoir été vacciné grâce à son amitié avec le ministre de la Santé, Ginés Gonzalez Garcia.

Le ministère de la Santé a publié, lundi, une liste de 70 personnes, comprenant le ministre de l’Économie de 38 ans ou l’ancien président Eduardo Duhalde, son épouse et leurs enfants, ayant reçu le vaccin en dehors de la campagne officielle lancée fin décembre.

Reconfinements

Au Royaume-Uni, où près de 35% de la population adulte a déjà reçu au moins une dose de vaccin, le prince William et son épouse, Catherine, ont publié samedi une vidéo appelant les Britanniques à ne pas croire les fausses rumeurs circulant sur les réseaux sociaux à propos des vaccins. Jeudi, la reine Élisabeth II, 94 ans, avait encouragé ses compatriotes à se faire vacciner, expliquant que la piqûre ne lui «avait pas fait mal du tout» et qu’il fallait «penser aux autres».

Publicité

La pandémie a fait plus de 2,5 millions de morts dans le monde depuis décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP samedi. Plus de 113 374 410 cas d’infection ont été diagnostiqués.

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 510 467 morts, devant le Brésil (252 835), le Mexique (184 474), l’Inde (156 938) et le Royaume-Uni (122 415).

La France, qui surveille de près la situation dans une vingtaine des 101 départements français, reconfine ce week-end et le suivant une partie de la Côte d’Azur et l’agglomération de Dunkerque.

Ailleurs en Europe, la République tchèque se confine partiellement à partir de lundi, le taux de contamination par habitant du pays étant le plus élevé du monde. Il sera interdit de se déplacer hors du département de son lieu de résidence et le masque sera obligatoire à l’extérieur dans les zones habitées et sur les lieux de travail.

En Océanie, la Nouvelle-Zélande reconfine pour au moins sept jours à partir de dimanche sa principale ville, Auckland (1,7 million d’habitants), après de nouveaux cas de la COVID-19. La prestigieuse Coupe America de voile doit y débuter le 6 mars et ses organisateurs ont indiqué samedi qu’ils «étudiaient la situation».

Publicité
Publicité