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Fermeture du Parc olympique: le pire moment pour les athlètes dans leur préparation finale pour les Jeux de Paris

STEVE MADDEN/AGENCE QMI
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-04-04T21:33:31Z

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Les athlètes basés à l’Institut national du sport (INS) ont l’impression de revivre les problèmes reliés à la pandémie qu’ils ont dû surmonter en 2020 et 2021.

Chassés de façon intérimaire de l’INS depuis le 21 mars à la suite d’un incendie qui a éclaté à la Tour olympique, quelque 250 athlètes dont un bon nombre en sont à leur préparation finale en prévision des Jeux olympiques de Paris devront se trouver un nouveau domicile pour les quatre à six prochains mois.

«Il n’y a jamais de bons moments, mais il y a des plus mauvais moments et c’en est un, a résumé le responsable des communications et du marketing à l’INS Jean Gosselin. La priorité est d’accompagner les athlètes dans leur réorganisation et de s’assurer que les services continuent d’être livrés. Les conditions ne sont pas idéales, mais on recherche les méthodes les plus optimales. Comme on l’a vu pendant la pandémie, les athlètes ont une grande capacité d’adaptation et de résilience.»

À titre d’exemple, la clinique médicale qui est un aspect essentiel dans le quotidien des athlètes a été déménagée dans des locaux inoccupés du stade. «Aucun rendez-vous n’a été perdu depuis le 21 mars, a indiqué Gosselin. Selon les besoins, nos spécialistes vont se déplacer. L’objectif est de garder tout le monde à Montréal.»

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Pour le moment, les équipes canadiennes de water-polo et de natation artistique qui sont toutes les deux qualifiées pour Paris s’entraînent respectivement au Complexe sportif Claude-Robillard et au cégep du Vieux Montréal. L’équipe de plongeon est à Claude-Robillard aussi.

Les judokas, les boxeurs et les escrimeurs ont aussi trouvé un refuge alors que les gymnastes et les trampolinistes sont retournés pour la plupart dans leur club d’origine.

Les essais olympiques déplacés

Si les athlètes et les équipes sont touchés, il en va de même pour les événements. Les essais olympiques de natation devaient se dérouler du 13 au 19 mai au Parc olympique. Dans un communiqué publié en fin de journée, Natation Canada a mentionné que son désir était toujours que l’événement se tienne à Montréal pour une première fois depuis 2008.

Natation Canada s’est également assurée que les paranageurs du Centre de haute performance Québec basés au Parc olympique aient accès à un nouveau lieu d’entraînement dans leur préparation finale pour les essais.

La Fédération de natation du Québec souhaite également conserver les essais dans la métropole, mais il y a quelques pépins à surmonter. «Parce que les athlètes et les accompagnateurs ont déjà réservé leur avion et leur hôtel et qu’on mise sur une subvention de la Ville de Montréal et de Tourisme Montréal, on souhaite rester ici, a souligné le directeur général Francis Ménard. Le Complexe sportif Claude-Robillard est notre premier choix, mais il y a un seul bassin de 50 mètres. On regarde le CEPSUM à l’Université de Montréal et la piscine du cégep du Vieux Montréal, où les nageurs pourraient s’entraîner avant les essais et qui sont accessibles par métro. Ce deuxième bassin est essentiel.»

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Deux autres options sur la table

Deux autres options sont envisagées, mais comportent des irritants majeurs. «On a eu des discussions avec les dirigeants du PEPS de l’Université Laval, a confié Ménard. Une fois dans l’eau, tout serait très, très bien, mais l’espace pour accueillir de 700 à 800 nageurs est un peu serré et les gradins ne sont pas nombreux. Nous n’avons pas contacté la Ville de Québec pour vérifier son intérêt à nous appuyer financièrement.»

«Pointe-Claire compte aussi deux bassins de 50 mètres comme le PEPS, mais on retrouve les mêmes enjeux en pire, de poursuivre le DG de la Fédération. C’est petit et il n’y a pas de stationnement.»

Le Complexe sportif Claude-Robillard sera le théâtre du championnat canadien de natation artistique dont la conclusion aura lieu la veille du début des essais. Le Défi sportif est aussi à l’horaire. «On va se marcher sur les pieds, a illustré Ménard. Quant au Centre de haute performance de Toronto, c’est la meilleure option sur le plan sportif parce que c’est la meilleure piscine au Canada, mais on perdrait aussi la subvention du gouvernement du Québec.»

Parce que les athlètes se préparent à atteindre leur sommet pour la semaine du 13 mai, personne ne veut bouger les dates. «On souhaite prendre une décision d’ici lundi. Nous avons peu de temps et on veut garder notre échéancier extrêmement serré. Dans ce que je qualifie de tragédie grecque, il faut souligner la collaboration de la communauté de la natation québécoise qui se serre les coudes malgré les embûches.»

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