Fermeture de l’unité COVID de l’Hôpital de Saint-Georges
L’évolution de la situation ne justifiait plus le maintien de deux unités dans la région de Chaudière-Appalaches

Pierre-Paul Biron
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La Beauce et Chaudière-Appalaches continuent de se relever. Après avoir été pendant plusieurs semaines l’épicentre du virus, voilà que le CISSS régional a annoncé jeudi la fermeture de son unité COVID à l’Hôpital de Saint-Georges.
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Le département avait été ouvert en pleine troisième vague, le 12 avril.
À ce moment, la région accumulait les cas à coup de 200 par jour, et l’unité de Lévis ne suffisait plus à la tâche. La Beauce était l’épicentre de la pandémie, du délestage était nécessaire et on a même dû transférer un patient vers Rimouski.
Un peu moins de deux mois plus tard, le CISSS parvient à mettre la clé sous la porte de l’unité hospitalière en Beauce. Une grande victoire dans le contexte.
« On la voit, la lueur d’espoir. Quand on commence à déconstruire des [installations] COVID, ça veut dire que ça va mieux. [...] C’est positif de voir qu’on a pu renverser la tendance », se réjouit Marco Bélanger, directeur général adjoint du programme de santé physique générale et spécialisée du CISSS.
Bon pour le moral
Cette nouvelle fera beaucoup de bien aux soignants, épuisés de la dernière année. L’amélioration de la situation permettra au CISSS d’offrir des vacances d’été bien méritées à ses équipes.
« Les gens sont au bout d’un marathon. C’est une bonne nouvelle, oui, mais ils ont besoin de vacances. Ça a été une longue année, il faut le dire », reconnaît M. Bélanger, ajoutant que malgré la pression constante, le CISSS allait faire le maximum pour assurer le repos des troupes.
Cette fermeture d’unité COVID permettra aussi de relâcher la pression sur d’autres services dans l’hôpital et même dans des cliniques autour.
« On était allé chercher du personnel un peu partout dans l’hôpital et même en dehors, avec des infirmières de certains groupes de médecine familiale. [...] C’est donc une bonne nouvelle pour la population aussi parce que ça va recréer de l’accès et diminuer la pression », explique Marco Bélanger.
Suivi serré
La Direction de la santé publique insiste toutefois sur le fait que la lutte n’est toujours pas terminée.
La fermeture de l’unité de Saint-Georges ne représente qu’une bataille gagnée dans une guerre qui se poursuit toujours.
« On n’est pas à l’abri d’une recrudescence », soutient M. Bélanger, précisant que l’unité pourrait rouvrir en tout temps si les besoins en sont.
Pour le moment, les hospitalisations liées à la COVID-19 seront donc entièrement assumées par l’Hôtel-Dieu de Lévis, où l’unité compte 20 lits en hospitalisations régulières et 10 autres en soins intensifs.
L’unité COVID à l’Hôpital de Saint-Georges
- Ouverte le 12 avril dernier
- Capacité totale de 12 lits
- Au pire de la troisième vague, l’unité a souvent accueilli entre 8 et 10 patients
- Les services seront dorénavant donnés à l’Hôtel-Dieu de Lévis (20 lits en soins réguliers et 10 lits en soins intensifs)