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«Fermeté» de la réponse canadienne: «Nos voisins américains ont compris le message», croit François-Philippe Champagne

Agence QMI

2025-03-06T19:03:54Z

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Le ministre de l’Industrie, de l’Innovation et de l’Énergie, François-Philippe Champagne, est d’avis que les Américains répondent favorablement à la «fermeté» du Canada dans sa réponse aux tarifs douaniers américains.

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En entrevue au TVA Nouvelles de midi, M. Champagne a indiqué qu’il percevait un changement dans la façon dont les Américains perçoivent le Canada et leur opinion des tarifs douaniers de Donald Trump.

«Ce ne sont pas uniquement des voix canadiennes qui s’expriment là-dessus, a-t-il affirmé. C’est la montée du bouclier aux États-Unis aussi qui disent "un instant". Il y a des gouverneurs qui s’expriment tout comme des chefs d’entreprises et des leaders syndicaux qui disent qu’on ne peut pas fonctionner comme ça. On ne peut pas aller de 30 jours en 30 jours.»

«On entend parler que nos voisins américains ont compris le message, a-t-il ajouté. On doit se tenir debout, on est fiers et moi je pense qu’il faut passer de la dépendance à la résilience. Il est temps, à l’échelle canadienne, qu’on ait un accord de libre-échange pour l’ensemble des biens et services.»

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La priorité du ministre est de mettre fin à l’incertitude qui règne depuis l’imposition des tarifs.

«L’incertitude est devenue la nouvelle certitude, et c’est là que ce cycle-là doit arrêter, a-t-il mentionné. Évidemment, pour l’industrie, les travailleurs et les chaînes d’approvisionnement, c’est très difficile à gérer. Ça change, on dirait, de minute en minute. Il faut que ce cycle d’incertitude arrête, qu’on puisse avoir une table de négociation, enlever les tarifs, et retourner un peu à la normale.»

C’est pourquoi il réitère que le gouvernement fédéral n’a pas l’intention de négocier avec l’administration Trump concernant une modulation des tarifs et demande au président américain de les retirer dans leur entièreté.

«S’il y a une chose qu’on a apprise au cours des derniers jours et des dernières semaines, c’est que quand le Canada est ferme, je pense que nos voisins américains sont un peu surpris, a-t-il dit. Le Canada a cette réputation du bon voisin du nord, mais là quand on hausse le ton et qu’on dit un instant [...] et qu’on va prendre des mesures [...] ça fait les nouvelles à travers les États-Unis.»

«Notre réponse va demeurer tant que l’ensemble des tarifs ne seront pas exclus, a-t-il continué. On ne peut pas aller à la pièce. Lorsqu’il n’y aura plus de tarifs qui seront imposés du côté des États-Unis, à ce moment-là, on pourra avoir une mesure réciproque.»

M. Champagne demande à ce que l’accord de libre-échange du Canada avec les États-Unis soit respecté.

«On n’a jamais choisi d’avoir une guerre commerciale avec nos voisins américains, on n’a jamais souhaité ça. Ce qu’on veut, c’est de revenir à ce qu’on avait, c’est-à-dire un accord de libre-échange. Il faut commencer à privilégier les entreprises canadiennes dans les marchés publics et il faut diversifier nos exportations ainsi que nos importations.»

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus

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