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Femme tuée par l’ICE à Minneapolis: le résultat d'une «dérape autoritaire» aux États-Unis

Agence QMI

2026-01-08T17:00:00Z

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La mort d’une femme de 37 ans à Minneapolis, abattue par un agent de la police d’immigration américaine (ICE) mercredi, est le résultat d’une «dérape autoritaire» aux États-Unis et une «bavure grave», selon le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal.

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«C'est une bavure grave. Ça regarde très mal», lance d’entrée de jeu Yves Francoeur, en entrevue, jeudi, avec Benoit Dutrizac à QUB radio et télé, diffusé au 99,5 FM à Montréal.

Selon lui, cet événement s’inscrit dans un contexte plus large de «dérape autoritaire» et de militarisation de la société américaine, notant un total d’environ 400 millions d’armes à feu en circulation aux États-Unis pour une population de 335 millions.

Yves Francoeur estime que cette réalité influence directement le comportement des policiers sur le terrain. «C’est très inquiétant. [...] Ce n’est pas normal présentement ce qui se passe dans la société américaine», souligne-t-il.

Concernant l’intervention mortelle à Minneapolis, le président de la Fraternité souligne que le refus d’obtempérer ne justifie pas l’usage létal de la force, surtout dans des circonstances où la personne n’est pas armée.

«Le refus d'obtempérer c'est à différents degrés aussi, note-t-il. Si la personne refuse, mais demeure stationnaire, là ce n’est pas tout à fait clair [...] Au nombre d'effectifs qu'il y avait là, il y avait moyen d'intervenir de façon différente avec un véhicule pour lui bloquer le chemin sans tirer.»

Il exprime d’ailleurs des réserves quant à la crédibilité d’une enquête menée par le FBI dans le contexte actuel où elle est dirigée «par un incompétent».

«Je pense qu'il va avoir de gros doutes sur les conclusions de l'enquête qui va être menée par le FBI», déclare M. Francoeur.

Écoutez l'entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.

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