Félix Auger-Aliassime à l’aube d’un des matchs les plus importants de sa carrière: il explique comment il gère ce grand moment à Roland-Garros
Ce n’est pas une «balade dans le parc», selon le Québécois.


Jessica Lapinski
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Félix Auger-Aliassime disputera l’un des matchs les plus importants de sa carrière, mercredi à Roland-Garros. Non seulement parce que le Québécois est en quarts de finale de l’un des tournois les plus prestigieux au monde, mais aussi parce que, comme on l’écrit depuis quelques jours, l’occasion n’a jamais été aussi belle pour lui de mettre la main sur un Grand Chelem.
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Et Félix en est fort conscient, même s’il refuse de parler d’une « balade dans le parc » pour décrire ce tableau décimé, par respect pour ses adversaires toujours en lice. « Vous n’allez pas les jouer, moi si, on se voit tous dans le vestiaire », a-t-il soulevé lundi, comme cité par L’Équipe.

Oui, Carlos Alcaraz, déjà deux fois gagnant du titre, est absent. Jannik Sinner, numéro 1 mondial qui raflait tout sur son passage avant Paris, est tombé dès le deuxième tour, mal en point.
Novak Djokovic demeure en quête de son 25e titre majeur, après avoir été vaincu en cinq manches par la sensation brésilienne Joao Fonseca, en troisième ronde.
Peut-être bientôt dans le top 10
Mais Flavio Cobolli, l’Italien classé 10e favori qu’il affrontera en quarts vers 7 h 20, heure de l’Est, demeure une grande menace, estime-t-il.
« Il sera peut-être bientôt dans le top 10, a pointé la quatrième tête de série. Il y a encore un ancien finaliste en Grand Chelem avec [Matteo] Berrettini, qui revient en force aussi. »
L’étiquette de favori
Il ne reste plus que deux joueurs classés parmi les 10 meilleurs au monde à Paris, comme Cobolli était classé 14e avant la quinzaine : Félix et l’Allemand Alexander Zverev, deuxième favori, qui se trouve à l’autre extrémité du tableau.
Le Québécois de 25 ans, qui disputera pour la première fois les quarts à la Porte d’Auteuil, pourrait le croiser seulement en finale, dimanche.
Le sixième mondial reconnaît qu’il y a de la pression sur ses épaules, devant ce tableau marqué par l’hécatombe des grandes têtes. Ce n’est pas une première, toutefois. Il a déjà été « le favori dans un match », a-t-il rappelé.
« Ce n’est pas que je prenne ou que je rejette cette étiquette de favori », assure Félix, dont le meilleur résultat à ce jour en Grand Chelem reste deux demi-finales à New York, en 2021 et en 2025.
« C’est juste que je me concentre sur ce que j’ai à faire. »