Facebook met fin à son projet de cryptomonnaie Diem

André Boily
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Dure semaine pour le groupe Meta et ses plateformes, en plus de l’abandon de son projet de cryptomonnaie Diem, la publication des résultats du dernier trimestre est tout simplement horrible.
Au moment d’écrire ces lignes, le titre FB perd le quart (-26,4 %) de sa valeur – l’équivalent de 200 milliards $ en capitalisation boursière – et la firme JP Morgan a abaissé la cote du titre de surpondérée à neutre. Dans sa chute, Meta entraîne les titres des réseaux sociaux comme Pinterest, Twitter ou Snap, sauf Tiktok qui, lui, ne cesse de voler des abonnés à Instagram.
De plus, les nouvelles mesures de confidentialité et de vie privée imposées l’automne dernier par Apple aux applications iOS disponibles sur sa boutique App Store ont aussi fait mal aux applications et aux revenus du groupe Meta – on estime à 10 milliards $ les revenus en moins pendant le dernier trimestre.

Diem, la crypto de Facebook
En deux mots, tous les gains boursiers du groupe depuis juillet 2020 se sont envolés.
Quant à sa cryptomonnaie, l'Association Diem, qui gère le projet, a annoncé la vente des actifs de l'entreprise Slivergate Capital Corporation pour 182 millions de dollars, selon la BBC.
Une des principales raisons qui ont poussé Meta à s’en départir fut la forte opposition des législateurs dont plusieurs cryptomonnaies sont dans leur ligne de mire.
L’Association Diem a jugé que le projet de monnaie virtuelle ne pouvait aller de l’avant et la décision de le vendre à Silvergate fut prise. Celle-ci est une organisation distincte de Facebook, bien que son financement provienne de l'entreprise.
Une cryptomonnaie similaire au stablecoin
Au départ, Facebook cherchait une cryptomonnaie semblable au stablecoin dont la valeur financière varie peu et est appuyée par des actifs moins volatils.
Le géant voulait développer sa propre monnaie pour les échanges et les transactions entre ses plateformes, une monnaie qui serait contrôlée et protégée contre les utilisations abusives par des acteurs illicites et les transactions anonymes qui présentent des risques de sanctions et de blanchiment d’argent.
À lire : L’ambitieux Meta (Facebook) déçoit avec des profits en recul en fin d’année.