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Face aux menaces de Trump, le gouvernement Carney minimise l’importance de l’accord avec Pékin

Photos Stevens LeBlanc et AFP
Photo portrait de Raphaël Pirro

Raphaël Pirro

2026-01-26T22:14:29Z

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OTTAWA | Le gouvernement Carney tente de minimiser l’importance de l’accord commercial conclu avec la Chine après les menaces d’une nouvelle salve de tarifs lancée par le président américain, Donald Trump.

Le ministre fédéral responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, a insisté pour dire que l’entente avec la Chine était «très ciblée sur quelques secteurs de l’économie».

M. LeBlanc s’est entretenu avec l’ambassadeur des États-Unis au Commerce, Jamieson Greer, hier, pour le rassurer sur les intentions du Canada.

Ce dernier «comprend très bien que nous avons avec la Chine eu un accord très ciblé sur quelques secteurs de l’économie, un peu pour diminuer des tarifs douaniers qui se sont ajoutés au cours des dernières années», a relaté le ministre aux journalistes dans le foyer du parlement, lundi.

Cette sortie du ministre fait écho aux menaces lancées par Donald Trump dans les derniers jours.

Sur son réseau social Truth, il a d’abord indiqué qu’il doublerait les droits de douane sur les importations canadiennes. Dans un message ultérieur, il a affirmé que la Chine «mangerait le Canada tout rond» si une entente était conclue.

En visite officielle à Pékin la semaine dernière, Mark Carney est parvenu à une série d’ententes avec le président chinois, Xi Jinping, sur plusieurs sujets, dont le plus gros morceau est certainement le retour sur le marché canadien de quelque 50 000 véhicules électriques chinois de la marque BYD en échange d’une levée des tarifs sur le canola canadien.

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Un des autres documents signés avec Pékin concernait la sécurité et la lutte au crime, ce qui a fait sourciller des experts, étant donné les divergences entre les deux pays sur ce front.

Malgré le réchauffement de la relation, aucune entente de libre-échange ni aucun plan en ce sens avec la Chine ne sont sur la table, a indiqué Mark Carney lundi.

Ce dernier a laissé entendre que les nouvelles menaces de Donald Trump contre le Canada ne sont qu’une stratégie de négociation qui tombe pile avant le début des négociations sur l’accord de libre-échange nord-américain.

Le premier ministre a affirmé que M. Trump était un négociateur «coriace», mais que certaines de ses déclarations devaient être comprises dans un contexte «plus large», soit celui du début des négociations sur l’Accord Canada–États-Unis–Mexique.

Il y a quelques semaines, le président Trump avait déclaré que cet accord était «sans importance» pour son pays étant donné que les États-Unis ont tout le nécessaire pour être autonomes.

Peu importe, les fonctionnaires canadiens ont déjà commencé à échafauder des plans pour l’ouverture des négociations qui arrivent à grands pas.

«Jamieson [Greer] et moi sommes d’accord qu’au cours des prochaines semaines, j’irai le rencontrer à Washington», a déclaré le ministre LeBlanc.

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