Face aux Islanders, le Canadien ne s'est pas laissé guider par ses émotions: «On a une très bonne force mentale», a louangé St-Louis


Jonathan Bernier
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Si le Canadien est parvenu à écraser les Islanders, il le doit en grande partie à la gestion de ses émotions.
Un retard de 2 à 1 au terme d’une première période dominée 17 à 6 au chapitre des tirs au but. Un deuxième engagement où on est incapable de s’approcher du filet adverse pendant plus de 13 minutes. Une avance perdue dès la première minute de la troisième période sur un but de l’adversaire, marqué en supériorité numérique.
Voilà autant d’occasions où les joueurs du Canadien auraient pu se laisser écraser par le poids d’émotions négatives. Et pourtant, ce ne fut jamais le cas.

« Notre groupe, on a une très bonne force mentale, a souligné Martin St-Louis. On en parle beaucoup. Tu ne peux pas tout contrôler, mais si tu peux contrôler ça [ton esprit], habituellement, tu peux contrôler le reste. »
Demeurer soi-même positif, c’est une chose. Réussir à convaincre ses coéquipiers de demeurer de se placer dans le même état d’esprit peut être une autre paire de manches.
La bonne attitude
Est-ce une question de culture, une preuve de maturité malgré le jeune âge de l’équipe ? C’est possiblement un mélange des deux. Toujours est-il que la synergie du groupe semble très bonne.
« C’est un banc qui se parle beaucoup. Je n’entends pas tout, mais je sais que les bonnes choses se disaient, a raconté l’entraîneur-chef du Canadien. Ils avaient raison de dire qu’il fallait continuer [de travailler], qu’il ne fallait pas s’en faire avec le pointage. »
Rencontré dans le vestiaire des gagnants, quelques instants plus tôt, Nick Suzuki abondait dans le même sens.
« C’est sûr que c’était frustrant considérant la qualité de la première période que nous avons jouée. On tirait de l’arrière, même si on avait contrôlé la majorité de l’action, a mentionné le capitaine du Canadien. La première moitié de la deuxième période fut également frustrante. Mais on a continué de pousser et on a fini par marquer deux buts. »
Fowler reconnaissant
Devant le filet, Jacob Fowler en est un autre qui est parvenu à garder le contrôle de ses émotions après avoir cédé deux fois sur les quatre premiers tirs des visiteurs.
« Je suis content que mes coéquipiers m’aient sorti du pétrin. Ils ont marqué de gros buts en deuxième période pour faire changer le momentum de côté », a déclaré le gardien, auteur de 19 arrêts.
Disons que sa soirée de travail s’est mieux terminée que celle de son vis-à-vis, Ilya Sorokin, sorti de la rencontre après le sixième but du Canadien.
D’ailleurs, ce sont les Islanders qui ont fini par l’échapper en tentant de s’en prendre à Suzuki et en enguirlandant les officiels.
« On sait dans quel genre de matchs on s’embarque. Ils sont tellement importants et chaque point est tellement important, a lancé Suzuki. Ça se rapprochait d’un match des séries. »