Face aux Flyers, le Canadien a trouvé pire que lui


Jonathan Bernier
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PHILADELPHIE | Habituellement, les matchs baromètres servent à mesurer notre progrès face à un adversaire mieux nanti. Dimanche soir, on voulait surtout savoir où se trouvait le Tricolore par rapport aux Flyers, une équipe également en reconstruction.
« On est possiblement un an en arrière du Canadien, avait indiqué Daniel Brière, à l’auteur de ces lignes, samedi après-midi lors de la visite du Wild à Philadelphie. Leurs jeunes joueurs sont un peu plus vieux que les nôtres. »
Cette année de retard n’a fait aucun doute sur la glace du Wells Fargo Center, le Tricolore étant rarement embêté dans ce gain de 4 à 3. À part dans la dernière portion du troisième vingt, lorsque les Flyers ont marqué deux buts en 25 secondes.

Bien sûr, il y a Matvei Michkov, promis à une grande carrière. Il a le talent, il est travaillant et il est investi. Avec Lane Hutson, il était la recrue au potentiel le plus élevé sur la patinoire.
Mais de ce match du Russe, on retiendra davantage son manque de précision en échappée et ses altercations avec Brendan Gallagher. On ignore ce que le vétéran du Canadien lui a dit, mais il semble avoir pesé sur le bon bouton.
En plus de faire pogner les nerfs à son rival, la peste du Canadien a ajouté un but et une passe.
« On se cherche en ce moment, a fait valoir Sean Couturier, après la rencontre. Il faut apprendre de nos erreurs et tourner le vent de bord assez vite, sinon on va être exclu des séries au mois de décembre. »
Une constante aventure
Devant le filet des Flyers, c’est une catastrophe. Un refrain qui tourne depuis les belles années de Ron Hextall. Peut-être même de Pelle Lindberg. Samuel Ersson et Ivan Fedotov sont tellement erratiques depuis le début de la campagne que les Flyers ont rappelé, tard samedi soir, Aleksei Kolosov.
Le jeune de 22 ans en était à son premier départ dans la LNH. Chaque tir du Canadien en sa direction était une aventure. Et comme dans la chanson d’Offenbach, on ne savait pas trop si ça allait bien finir.
La troupe de Martin St-Louis en a donc profité pour remporter un premier match sur la route et pour coller deux victoires pour la première fois de la saison. C’était également le premier gain de la saison pour Cayden Primeau.
Une belle façon de rebondir après la savonnade de mardi contre les Rangers.
« Avant ces deux victoires, on a subi une défaite difficile. Par chance, on a eu du temps pour travailler sur notre jeu, corriger certains aspects. Ça a été payant ce soir», a déclaré Gallagher.
Déjà huit pour Caufield
Encore une fois, l’attaque massive du Canadien s’est signalée avec un but dans un huitième match sur neuf. Cette fois, c’est Cole Caufield qui a touché la cible avec son huitième but de la saison.
D’ailleurs, c’est un but pour le moins douteux qu’a laissé passer le gardien des Flyers.
Caufield n’en fera pas de cas. Après tout, l’an dernier, le franc-tireur avait mis 30 rencontres pour marquer huit buts.
Pendant ce temps, l’unité d’infériorité numérique a été parfaite en trois occasions. Même Hutson a fait du bon boulot, lorsqu’utilisé à court d’un homme. Sur une séquence menaçante, il est parvenu à contenir Travis Konecny, l’empêchant de s’emparer d’un retour qui se trouvait aux pieds de Primeau.
Parlant de jeu défensif, les Montréalais ont meilleure mine. Bien sûr, il faudra attendre de le voir avec un adversaire plus coriace dans les pattes, mais on était pas mal moins mêlé près de Primeau.
Sauf en fin de match lorsque les Flyers ont effectué une poussée du désespoir.