Face à l'Avalanche, le Canadien a été solide dans tous les domaines: «On a été fatigants à affronter», a soutenu Martin St-Louis

Jonathan Bernier
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Levez la main ceux qui pensaient que le Canadien allait marquer sept buts face à une puissance comme l’Avalanche du Colorado. Surtout après la volée encaissée face à ce même groupe de joueurs déguisés en Nordiques de Québec, exactement deux mois plus tôt.
Les hommes de Jared Bednar ont joué comme s’ils avaient déjà la tête à la pause olympique et Scott Wedgewood n’avait pas que le masque et les jambières qui lui donnaient des allures de Clint Malarchuk. N’empêche que le Tricolore en a joué une solide.
Tout le monde a mis la main à la pâte. Que ce soit en bombardant le filet adverse, en bloquant des tirs ou en étant efficace en échec-avant, cette facette du jeu qui avait justement fait grandement défaut à Denver.

« On a été fatigants à affronter, a convenu Martin St-Louis au terme de cette brillante victoire. L’Avalanche, c’est une équipe créative, une équipe vient te tester dans tes fondements. Mais on ne leur a pas donné de touche tôt. »
« On a obtenu de gros arrêts, notre infériorité numérique s’est bien défendue et notre attaque massive est allée chercher un gros but », a-t-il énuméré.
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Ce gros but, c’est Nick Suzuki qui l’a inscrit pour donner les devants 2 à 1 aux siens. L’attaquant allait doubler l’avance du Tricolore moins de deux minutes plus tard, cette fois à court d’un homme, en route vers une soirée de trois points.
« Les quatre trios ont fait de l’excellent travail. On a gardé les choses simples et quand l’Avalanche a ouvert le jeu pour produire plus d’attaques, on en a profité », a-t-il déclaré, une fois de retour au vestiaire.
Pas d’espace pour MacKinnon
Si le capitaine du Canadien a été de tous les combats, on ne peut en dire autant de la vedette de l’Avalanche. Complètement invisible, Nathan MacKinnon a terminé le match avec un dossier de -3 et seulement deux tirs au but.
Chapeau à Mike Matheson et Kaiden Guhle, réunis pour la première fois de la saison, qui ont fait un travail colossal pour museler le premier trio adverse.
« Quand tu as une première ligne chargée comme celle-là, ça aide des patineurs comme Guhle et Matheson. Ils couvrent beaucoup d’espace, a analysé St-Louis. Quand tu donnes un défi comme celui-là à Guhle, habituellement, son niveau de jeu augmente. »
Coup de coude au menton
Sauf que la soirée du numéro 21 a failli se terminer plus tôt que prévu lorsque, à à mi-chemin du match, il a reçu un coup de coude de Josh Manson à la pointe du menton (comme l’aurait dit Édouard Carpentier).
Un geste qualifié de dangereux par Zachary Bolduc (qui s’est porté à la défense de son coéquipier), mais qui, curieusement, n’a pas été puni sous prétexte que Manson avait joué la rondelle et que Guhle s’était placé dans une position vulnérable.
Le genre d’incident qui peut provoquer de la frustration et déstabiliser une équipe.
« Le match était encore serré à ce moment-là, donc il fallait vraiment contrôler nos émotions », a indiqué Alexandre Carrier.
« On est resté en meute. Kaiden est revenu, il a donné une grosse mise en échec. On a gardé les épaules larges et on n’a pas dévié vers une place où on se serait tiré dans le pied », a félicité St-Louis.
Deux bons départs pour Dobes
En terminant, on s’en voudrait de ne pas mentionner cette autre excellente sortie de Jakub Dobes. Une deuxième en trois soirs qui a aidé le Canadien à vaincre les Golden Knights et l’Avalanche, deux puissances de l’Association de l’Ouest.
« Ce n’était pas un match parfait pour personne, mais on est une bonne équipe et on a trouvé une façon de gagner le match, a lancé le Tchèque auteur de 26 arrêts. Je suis content qu’on ait battu une aussi bonne équipe. »