Face-à-face des espoirs: aucune victoire pour le Canadien, mais quelques réponses pour ses dirigeants

Jonathan Bernier
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Le Canadien n’a pas connu beaucoup de succès au cours de ce Face-à-face des espoirs, baissant pavillon à la fois contre les Jets et contre les Maple Leafs. Mais dans un événement comme celui de ce week-end, le résultat importe peu.
Ce que les dirigeants souhaitaient surtout voir, c’est la progression de leurs recrues. Où en sont-elles rendues dans leur développement? Le Journal s’est prêté au jeu en analysant les performances des principales têtes d’affiche et celles d’espoirs qui se trouvent un peu plus dans l’ombre.
Dans une classe à part
Ivan Demidov

Samedi soir, il a enflammé le Centre Bell. Le talent lui sort par les oreilles. Son intelligence sur la glace, jumelée à son maniement de rondelle et ses changements de direction rapides, lui a permis de mystifier les défenseurs des Jets toute la soirée. Il a également cette capacité de penser deux coups à l’avance et d’amener l’adversaire dans la direction qu’il ne prendra pas. Dimanche, il a obtenu son congé. Une bonne décision du Canadien.
Ils se sont démarqués
Owen Beck

Il s’est bien débrouillé face aux Jets, mais c’est surtout contre les Maple Leafs qu’il s’est illustré. Plus impliqué physiquement, il a appliqué de la pression en territoire adverse, a gagné plusieurs batailles le long des rampes et distribué des mises en échec. Cette ardeur au jeu a permis au Tricolore de passer du temps en zone offensive.
Jacob Fowler

Il a eu l’honneur d’amorcer les deux matchs du week-end et il a répondu à l’appel. L’Américain a cédé seulement deux fois sur 30 tirs. Il est combatif devant son filet et se bat pour tous les retours. Il semble bien voir ce qui se passe à ses pieds quand la rondelle s’y trouve et que la circulation est lourde.
Florian Xhekaj

Utilisé sur la première unité, l’Ontarien a fait sentir sa présence de plusieurs façons. Oui, il est physique, mais le fait qu’il ait été capable de suivre Demidov démontre qu’il a un certain flair offensif. Autour du filet adverse, il est difficile à déplacer. Son tir est vif. On a compris pourquoi il a marqué 24 buts la saison dernière à Laval.
Oliver Kapanen

Un peu plus timide samedi, il a obtenu quelques occasions de marquer face aux Maple Leafs. Chacune d’entre elles a été le résultat de sa combativité en fond de territoire. Il a utilisé sa vitesse pour appliquer de la pression sur les défenseurs adverses.
De la rouille à chasser
David Reinbacher

Pascal Vincent a bien résumé la situation. De bons flashs offensifs, mais défensivement, on a constaté que la blessure qui lui a fait rater presque toute la dernière saison a retardé son développement. Dans son territoire, sa prise de décision n’était pas toujours adéquate. Il a également connu sa part d’ennuis dans les confrontations à un contre un.
Adam Engström

Pour lui non plus, ce ne fut pas évident défensivement. Par contre, on peut se demander si sa présence à la gauche de Reinbacher n’est pas une partie de l’explication. Il a raté quelques couvertures près de son filet, ce qui a mené à des buts de l’adversaire.
Filip Mesar

Invisible samedi, il a joué de façon plus intense dimanche. Il a distribué des mises en échec, il s’est sali le nez et il a provoqué des revirements. C’est exactement ce que la direction du Canadien attend de lui. D’ailleurs, c’est à la suite d’une sortie de zone qu’il a lui-même coupée à la ligne bleue qu’il a marqué le seul but montréalais face aux Leafs.
De belles découvertes
Owen Protz

Grand amateur des vidéos de mises en échec de Scott Stevens, Protz aurait rendu fière son idole. Il a distribué plusieurs bons coups d’épaule, avec un synchronisme désarmant. Surtout face aux Jets. Avec lui sur la glace, l’adversaire doit patiner la tête haute.
Mark Estapa

Utilisé seulement dimanche, il a affiché une belle détermination. Par son agressivité, il a provoqué du chaos autour du filet adverse. Il a terminé l’après-midi avec quelques mises en échec et un combat. Le style de ce diplômé de l’Université du Michigan se mariera bien à celui de la Ligue américaine.
Vinzenz Rohrer

C’est un patineur rapide et rusé qui trouve toujours un moyen de trouver les ouvertures et les endroits pour se démarquer. Il est conscient de tout ce qui l’entoure, ce qui se traduit par la capacité d’avoir un bon flair offensif tout en étant conscient de son jeu défensif. Une qualité qu’il a développée au cours des deux saisons qu’il a passées à Zurich, avec les Lions, doubles champions de la Ligue nationale suisse.