F1: un 400e départ pour Fernando Alonso

AFP
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Fernando Alonso, 43 ans, a pris dimanche au Qatar le départ de son 400e Grand Prix en Formule 1, devenant le premier pilote dans la catégorie reine du sport auto à franchir ce cap.
Retour en chiffres sur la carrière du double champion du monde de la discipline:
Premier Grand Prix en 2001
2001, l’odyssée de l’Espagnol commence. En Australie, celui que l’on ne surnomme pas encore le Taureau des Asturies débarque avec l’écurie Minardi. À 19 ans, il est à l’époque le troisième plus jeune pilote de l’histoire (désormais huitième) à prendre le départ d’un GP.
Dans une monoplace peu performante, «Nando» ne termine qu’une fois dans le top 10. Il convainc malgré tout l’Italien Flavio Briatore, dirigeant de Renault, de l’embaucher dans l’écurie française. Pilote de réserve en 2002, il devient titulaire en 2003.
Première victoire à 22 ans
Dès sa deuxième course avec Renault, en Malaisie, il impressionne avec la première des 22 pole positions qu’il obtiendra dans sa carrière et son premier podium (troisième).
Alors plus jeune «poleman» de l’histoire à 21 ans et 7 mois, depuis dépassé par Sebastian Vettel et Charles Leclerc, Alonso bat un autre record de précocité: à tout juste 22 ans, il devient le plus jeune vainqueur en Grand Prix, en Hongrie. Depuis, Vettel, Leclerc et enfin Verstappen, à 18 ans, l’ont battu.
Pas d’autre victoire en 2003 ni en 2004 pour Alonso, qui terminera sixième puis quatrième mondial pour ces deux premières saisons avec la marque au losange.
Deux titres
C’est en 2005 qu’Alonso entre dans l’histoire de la F1 et dans le cœur des aficionados. Avec sept victoires, il remporte son premier titre de champion du monde, devant Kimi Raïkkönen et Michael Schumacher, dont l’hégémonie prend fin.
À 24 ans, Alonso devient le plus jeune champion de l’histoire (battu depuis par Lewis Hamilton en 2008, puis Vettel en 2010).
Tout autant victorieux en 2006, il réalise le doublé avec Renault et son ère semble lancée. Mais Alonso décide de rejoindre McLaren, avec qui il terminera troisième mondial, derrière son équipier... le débutant Hamilton et Raïkkönen, champion de Ferrari.
Six équipes
De retour avec Renault en 2008 et 2009, c’est la combinaison de l’écurie française qu’Alonso a le plus revêtue: 105 époque Renault et 44 Grands Prix avec Alpine, qu’il a rejoint en 2021 après deux ans de pause loin de la F1. Il s’engage en 2023 avec Aston Martin, avec qui il a déjà disputé 45 GP.
Avec McLaren, il roule 94 fois, en 2007 puis entre 2015 et 2018, avec une fin de parcours calamiteuse.
Il se rapproche du titre avec Ferrari (96 courses entre 2010 et 2014), mais est battu d’un rien par Vettel en 2010 et 2012. En 2013, il échoue encore à la deuxième place, cette fois loin derrière le pilote allemand de Red Bull.
21 saisons
En 2024, Alonso a entamé sa 21e saison en F1, un record qu’il devrait encore améliorer puisqu’il est engagé au moins jusqu’à fin 2026 chez Aston Martin. Il devance le Brésilien Rubens Barrichello et Schumacher, qui ont chacun disputé 19 saisons.
32 victoires, 106 podiums
C’est avec Ferrari qu’Alonso décrochera la dernière de ses 32 victoires, comme un symbole, chez lui, en Espagne. Son dernier podium, le 106e, est bien plus récent et remonte à 2023, avec Aston Martin, au Brésil.
24 Heures du Mans
Frustré d’être en queue de peloton avec McLaren et désireux de marquer l’histoire du sport auto, Alonso veut remporter la «triple couronne»: GP de Monaco F1, déjà dans son escarcelle, 24 Heures du Mans et 500 miles d’Indianapolis.
En 2018 (encore en F1 en parallèle) et 2019, il remporte les 24 Heures du Mans et le titre de champion du monde d’endurance avec Toyota. Mais il échoue à Indianapolis. Sa fausse retraite le porte aussi sur les dunes du Dakar.
108 000 kilomètres
Sans pitié avec ses adversaires et équipiers, défenseur hors pair, Alonso, c’est aussi des chiffres à donner le tournis – ou à exploser une empreinte carbone: avant le GP du Qatar, l’Espagnol a réalisé près de 22 000 tours pour plus de 108 000 km depuis 2001.
Désormais, le Benjamin Button de la F1 a peut-être dans le viseur un autre record: devenir le pilote le plus vieux en F1, dépassant le Monégasque Louis Chiron, pilote à 55 ans et 9 mois en 1955.