F1: Leclerc triomphe en Italie

Agence QMI, AFP
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Le pilote de Ferrari Charles Leclerc a ravi les partisans de l'écurie en remportant dimanche le Grand Prix de Formule d'Italie disputé sur le circuit de Monza.
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Grâce à une stratégie d'un seul arrêt, le vainqueur a signé son deuxième gain de la saison et le troisième de son équipe. Il a devancé les deux porte-couleurs de McLaren, soit Oscar Piastri et Lando Norris. Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), leader au classement général, a pris la sixième place. Quant au Québécois Lance Stroll (Aston Martin), il a conclu au 19e rang, le dernier parmi tous ceux ayant terminé l'épreuve.
Norris, qui s'était élancé en pole position, a réduit de huit points l'écart au championnat avec le triple champion du monde en titre, qui conserve encore 62 longueurs d'avance. Mais l'Anglais peut avoir beaucoup de regrets, car il aurait pu reprendre bien plus de points à Verstappen, qui avait démarré seulement en septième place.
«Je suis déçu de la course. Je ne sais pas ce que j'aurais pu faire différemment. Ferrari a réalisé une meilleure course que nous, en particulier Charles, et ils méritent leur victoire», a déclaré Norris.
Parti au troisième rang, Leclerc a très bien géré l'usure de ses pneus en fin de course pour s'imposer avec 2,6 secondes d'avance sur Piastri et faire exploser de joie tout un peuple rouge qui attendait une victoire de la Scuderia à Monza depuis cinq ans.
Le délire
«Quel feeling incroyable... Les émotions dans les derniers tours étaient aussi puissantes que lors de ma première victoire ici en 2019. Un énorme merci aux tifosis pour leur soutien», a savouré le Monégasque.
Leclerc a ainsi décroché la septième victoire de sa carrière, la deuxième de la saison après «son» GP à Monaco, et la deuxième dans le «Temple de la vitesse». Des milliers de tifosis ont envahi la piste pour assister à la remise du trophée avant d'entonner comme un seul homme l'hymne italien joué en l'honneur de la Scuderia.
Cet immense bonheur tranchait avec le sentiment qui régnait dans l'écurie McLaren, consciente d'avoir encore une fois laissé échapper une victoire et des précieux points aux championnats du monde.
À l'issue d'un week-end très difficile, Verstappen pourra toutefois se satisfaire d'avoir limité les dégâts... et remercier Leclerc d'avoir battu les McLaren.
Carlos Sainz (Ferrari), qui a également effectué un seul arrêt, a pris la quatrième place, devant Lewis Hamilton (Mercedes), Verstappen et George Russell (Mercedes). Le top 10 est complété par le Mexicain Sergio Pérez (Red Bull), le Thaïlandais Alexander Albon (Williams) et le Danois Kevin Magnussen (Haas).
À oublier
Du côté de Stroll, la course a été à l’image du weekend pénible vécu en Italie. Celui ayant commencé la journée au 17eéchelon n’a jamais été dans le coup.
«Le résultat d’aujourd’hui fut plus ou moins ce que nous attendions. Nous n’avons pas eu le rythme nécessaire pour batailler durant toute la fin de semaine. Nous savions qu’en amorçant le tout à la P17, il y avait peu à faire. Nous avons entamé l’épreuve en demeurant ouvert quant à la stratégie des arrêts au puits de ravitaillement, mais nous avons décidé d’y aller avec deux en constatant le niveau de détérioration des pneus», a affirmé le conducteur sur le site d’Aston Martin.
«Ensuite, nous nous sommes arrêtés à la fin une troisième fois afin de tenter de réaliser le tour le plus rapide. Au bout du compte, nous savons que la performance fait défaut et notre objectif reste de donner une chance à la voiture de réussir.»
Par ailleurs, l’autre pilote de l’écurie, Fernando Alonso, a pris le 11e rang.