Tous les résultats
Publicité

F1: aucune écurie ne se proclame favorite pour 2026 après les essais de Bahreïn

AFP

AFP

2026-02-13T21:14:27Z

Partager

À l'issue de la première semaine d'essais officiels de la Formule 1 vendredi à Bahreïn, aucune des écuries phares – Red Bull, McLaren, Mercedes et Ferrari – n'a voulu se proclamer favorite pour le Championnat du monde 2026 au règlement entièrement refondu. 

Au contraire, chacune du top 4 a pris soin d'affirmer devant la presse autour du circuit de Sakhir que l'écurie concurrente serait «la meilleure» au début de la saison en mars.

• À lire aussi: Portrait sombre chez Aston Martin: «Nous avons quatre secondes et demi de retard sur la meilleure équipe» - Lance Stroll

• À lire aussi: F1: Verstappen compare les monoplaces 2026 à «de la Formule E sous stéroïdes»

Le petit royaume du Golfe accueille en deux sessions – de mercredi à vendredi, puis du 18 au 20 février – les tests officiels ouverts aux 11 équipes soumises cette année à des règles techniques remises à plat pour les moteurs, châssis, aérodynamique, pneus et carburants.

L'objectif de ces essais est d'accumuler des tours de piste pour engranger le plus de données sur la fiabilité des blocs hybrides – 50% thermique, 50% électrique – et le comportement des châssis à l'aérodynamique retravaillée, avant le premier Grand Prix d'Australie à Melbourne le 8 mars.

Publicité

«Il est clair que Mercedes et Ferrari sont pour l'instant plus compétitifs que nous. Il nous reste du travail à faire», a commenté vendredi le directeur de McLaren, Andrea Stella. L'écurie remet en jeu son double titre de champion du monde des constructeurs (2024 et 2025) et celui des pilotes gagné sur le fil l'an dernier par le Britannique Lando Norris.

Red Bull «derrière»

Stella n'a pas cité Red Bull, dont le moteur est conçu avec Ford, et dont les deux monoplaces sont pilotées par le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (2021-2024) et la jeune recrue française, Isack Hadjar.

L'un de ses ingénieurs en chef, le Français Pierre Waché, a déclaré au site Motorsport que «les trois meilleures équipes, Ferrari, Mercedes et McLaren étaient clairement devant» Red Bull.

«Il semble que nous soyons derrière», a-t-il insisté, après que son pilote vedette Verstappen eut déjà désigné Mercedes, dont le moteur équipe aussi McLaren, Williams et Alpine, comme la favorite pour le début de saison.

Une manière de répondre au directeur de Mercedes F1, Toto Wolff, qui a estimé cette semaine que Red Bull-Ford serait «la référence» à battre cette année.

Les pilotes Mercedes, le Britannique George Russell, favori autoproclamé du championnat du monde, et le jeune Italien Andrea Kimi Antonelli, ont dominé les essais vendredi: après des premières journées difficiles, Antonelli a été le plus rapide en bouclant son meilleur tour du circuit en 1 minute 33 secondes et 669 millièmes. Russell a suivi à 249 millièmes.

La Ferrari du septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton et la McLaren de l'Australien Oscar Piastri s'adjugent les troisième et quatrième places, à 540 et 880 millièmes.

Publicité
Hamilton veut une «amélioration»

Leurs coéquipiers respectifs, le Monégasque Charles Leclerc et Lando Norris, n'ont pas tourné vendredi après avoir été les plus rapides la veille. Les deux Red Bull de Verstappen et de Hadjar ont fini cinquième et sixième.

Hamilton s'est lui aussi montré prudent face à la concurrence.

Il a déclaré dans un communiqué compter sur une «amélioration» de la Ferrari SF-26 la semaine prochaine et le directeur de l'équipe, le Français Frédéric Vasseur, a rappelé que «la priorité à ce stade était [...] de se placer dans la meilleure position possible».

La concurrence entre les quatre meilleures écuries de 2025, notamment la performance des moteurs, anime cette avant-saison.

Hamilton a exhorté la Fédération internationale de l'automobile (FIA) à s'assurer que toutes les écuries soient «sur un pied d'égalité», visant un supposé avantage de puissance du moteur Mercedes-AMG.

Car les concurrentes de l'écurie allemande la soupçonnent d'avoir trouvé une faille dans le nouveau règlement pour obtenir un taux de compression du moteur au-delà de la limite autorisée.

Le patron de Mercedes F1 Toto Wolff avait répondu début février que tout était «légal».

Et du côté des pilotes, certains n'aiment pas leurs nouvelles Formule 1: Verstappen les a comparées à «de la Formule E (électrique) sous stéroïdes».

Publicité
Publicité