Explosion de violence au Mexique: la station balnéaire de Puerto Vallarta devenue «une ville fantôme», témoignent des Québécois sur place
Agence QMI
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Des véhicules incendiés et les menaces d’un cartel ont transformé la ville touristique de Puerto Vallarta en une « ville fantôme », où tout le monde est confiné, témoignent deux Québécois sur place.
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C’est depuis 8 h 45 environ, dimanche matin, que la journée a pris une tout autre tournure pour Luc Laramée, un Québécois en vacances avec des amis à Puerto Vallarta.
«On voulait aller prendre notre marche matinale comme on a l’habitude de faire. Puis, juste avant de partir, j’ai vu un ami qui a [pris] des photos d’[une] auto incendiée. [...] On ne savait pas ce qui pouvait se passer. Mais en sortant de l’appartement, on a remarqué une senteur de pneus brûlés », a-t-il raconté en entrevue à LCN.
Rapidement, ils ont ensuite remarqué « une fumée noire un peu partout », plusieurs véhicules incendiés et un dépanneur en feu près de leur résidence.
« Les policiers nous demandaient de rentrer chez nous. [...] Présentement, c’est une ville fantôme. Les gens sont tous à l’intérieur. Il n’y a presque pas de gens qui se promènent dans les rues. On n’en entend pas d’autos, pas de motos non plus, rien de ça. »
Malgré la situation, M. Laramée dit se sentir en sécurité à l’intérieur.
« Je n’ai jamais vu ça. [...] On n’avait jamais senti d’insécurité [en venant] à Puerto Vallarta. [...] On va suivre comme tout le monde le reste de la journée [pour voir] ce qui va se passer. On est en sécurité, tout est bien. On est plusieurs amis ensemble. »
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« Un cartel très sanguinaire »
Rappelons que dimanche, le puissant baron de la drogue Nemesio Oseguera, alias El Mencho, chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), a été tué lors d’une opération militaire. En réaction, des hommes armés ont bloqué avec des voitures et des camions incendiés plusieurs axes routiers à Puerto Vallarta, dans l’État de Jalisco.
Selon Gilles Baril, ancien ministre péquiste et spécialiste de l’Amérique latine actuellement sur place, la violence et les menaces des tueurs à gages du cartel ont forcé toute la population au confinement.
«[Ils] ont dit qu’à partir d’une [certaine] heure, les gens qui n’étaient pas chez eux, eh bien, [qu’]il y aurait des civils qui seraient attaqués », a-t-il expliqué en entrevue, soulignant qu’« il ne faut pas prendre à la légère les menaces des cartels, et principalement [le] cartel de Jalisco ».
« C’est un cartel très sanguinaire. Son chef a été abattu. »
Il rappelle que des événements de cette ampleur dans un secteur touristique sont assez rares : «[C’est un endroit] qui a toujours été un peu à l’abri de tout ça. Il y avait ponctuellement des assassinats ici et là. Mais il faut se rappeler que le Mexique, depuis plusieurs années, chaque année, c’est quand même une guerre civile permanente ».
« Les cartels ont toujours un début, mais on [n’en] connaît pas la fin. Il faut être extrêmement prudent et je pense que les gens qui [doivent] voyager [devraient] absolument s’informer. Ce n’est pas une affaire qui va se régler dans quelques heures. »
Écoutez les entrevues complètes dans les vidéos ci-dessus.