Expansion ou non dans la LPHF: une décision sera prise en mars


Richard Boutin
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La Ville de Québec a laissé une favorable impression à l’occasion de ce premier arrêt de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) en son sein, mais n’a reçu aucune promesse que sa candidature sera considérée dans l’éventualité d’une possible expansion dès la saison prochaine.
La vice-présidente aux opérations commerciales de la LPHF, Amy Scheer, a rencontré le maire Bruno Marchand samedi soir. Elle s’est entretenue avec les médias lors du deuxième temps d’arrêt du match entre la Victoire de Montréal et la Charge d’Ottawa.
«J’ai eu une merveilleuse conversation avec le maire Marchand, qui a parlé de sa ville, de la croissance de la population et du Centre Vidéotron. C’est le fun d’être aimées. En ce qui concerne le match, on ne pourrait pas demander mieux. La rencontre a été disputée à guichets fermés et les amateurs ont eu beaucoup de plaisir.»
Une décision en mars
La LPHF espère prendre une décision d’ici le mois de mars quant à savoir si elle va de l’avant ou non avec une expansion dès la saison 2025-2026. «Nous avons reçu des lettres d’intérêt de 25 villes au départ, mais je ne partagerai pas le nombre des villes qui sont toujours intéressées. Après avoir étudié toutes ces lettres, nous allons revenir vers les villes si nous avons besoin de détails supplémentaires. Nous aurons une bonne décision de nos intentions en mars.»
La LPHF aimerait-elle recréer la rivalité Québec-Montréal de l’époque des Nordiques et du Canadien? «On souhaite développer des rivalités, mais ce n’est pas un facteur qui est en haut de la liste de nos critères, a-t-elle mentionné. La qualité des infrastructures, l’économie et la perspective de développer de bons partenariats sont nos priorités.»
Scheer assure que la LPHF ne veut pas brusquer les choses. «On procédera à une expansion en fonction de la qualité du bassin de joueuses. On sait qu’il y aura beaucoup de filles qui termineront leur parcours dans la NCAA cette année et qui seront admissibles au prochain. On retrouve 48 nouvelles joueuses cette année. Quand on ira de l’avant avec l’expansion, c’est parce que nous aurons la certitude que le calibre de jeu ne diminuera pas.»
Si elle reconnaît qu’elle est biaisée, Ann-Renée Desbiens estime que Québec possède une excellente candidature. «Les infrastructures, la population qui est passionnée de hockey et un maire qui souhaite la venue de la LPHF sont des facteurs qui jouent en faveur de Québec, a souligné la gardienne de la Victoire de Montréal. Je souhaite de tout mon cœur que Québec obtienne une équipe, mais je sais que la compétition est forte et que plusieurs villes souhaitent obtenir une équipe. C’est un beau problème à seulement notre deuxième saison.»
Par voie de communiqué, le maire de Québec, Bruno Marchand, a réitéré son intérêt de voir la «Vieille Capitale» joindre les rangs de la LHPF. «C’est avec une immense fierté que nous accueillons un match de la LPHF à Québec. Ce sport, qui inspire tant de passion et de détermination, mérite de se développer davantage et je suis convaincu que notre ville, avec notre amour du sport et ses infrastructures modernes, serait un lieu idéal pour une expansion. Nous serions honorés de voir une équipe de talent s’ancrer ici et contribuer à l’essor du hockey féminin à Québec.»