Mélanie Turgeon: exigeante en ski... comme dans sa nouvelle vie!
TVA Sports
Partager
Après avoir accroché ses skis, Mélanie Turgeon avoue avoir trouvé le temps long, mais ce n’est vraiment plus le cas maintenant.
L’ancienne championne du monde de descente se plaît beaucoup dans sa nouvelle vie de travailleuse de la construction. Elle porte donc encore aujourd'hui un casque et des bottes... mais pour des fonctions bien différentes!
- À lire aussi: «Je ne remercierai jamais assez Réjean Houle»
- À lire aussi: Départ de Patrick Roy: «Tout le monde est sorti gagnant»
Turgeon occupe le poste de directrice de projet dans la compagnie de son copain, MNad Construction.
Comme dans sa précédente carrière d’athlète, elle est toujours aussi exigeante envers elle-même.
«Mes attentes d'athlète ont été transférées dans les attentes envers ce que nous livrons aux clients. Il faut absolument qu'à la fin on puisse mettre une étampe MNad Construction avec fierté», a-t-elle indiqué en entrevue à TVA Sports, lundi. Voyez le reportage de Stéphane Turcot dans la vidéo ci-dessus.
Turgeon a cette mentalité depuis ses premières descentes. Et cela lui a grandement rapporté! Celle qui a été l'image du ski alpin canadien pendant des années a obtenu huit podiums en Coupe du monde, dont une victoire, trois participations aux Jeux olympiques, mais surtout un titre de championne du monde en descente à Saint-Moritz, en Suisse, en 2003.
Dix-sept ans plus tard, cet exploit est encore bien frais dans sa mémoire.
«Je me souviens encore de la satisfaction dans le cri que j'ai poussé à l'arrivée. C’était un cri de soulagement et de joie pour tout le bagage des années précédentes.
«Pour moi, cette journée-là était parfaite. Ça avait été planifié depuis des années et des années. Tout s’est aligné de la bonne façon cette journée-là et j’en suis très fière.»
Un seul regret
Seulement deux ans plus tard, ses maux de dos récurrents l’ont poussée à la retraite. Une fin qu’elle n’avait pas vu venir si vite...
«La transition a été difficile, a-t-elle reconnu. J’ai vécu des moments de dépression, des moments de noirceur, des moments de perte d'identité. J’étais aussi très, très fatiguée.»
Grâce à de l'aide extérieure et en puisant au fond d'elle-même, Turgeon a retrouvé l'équilibre. Elle a aussi retenu une leçon.
«Mon seul regret, c’est de ne pas avoir assez profité de ma vie d'athlète parce que j'étais vraiment concentrée sur les médailles et la performance. Si je pouvais donner un conseil, c’est de rester concentré sur l’objectif, mais de prendre en même temps un pas de recul pour constater ton privilège. Ça te permet d'aller chercher beaucoup d'énergie.»
Une énergie dont elle profite pleinement aujourd’hui.