Exclu de l’équipe française: Tim Bozon au cœur d’un conflit personnel?
Agence QMI
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La fédération française a dévoilé mardi sa liste de joueurs qui représenteront le pays au tournoi de hockey olympique et une omission pour le moins controversée, celle de l’ex-patineur de l’organisation du Canadien de Montréal, Tim Bozon, suscite plusieurs questions
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Le fils de l’ancien attaquant Philippe Bozon possède pourtant les outils requis pour aider l’équipe de l’Hexagone en attaque, tout en ayant vécu l’expérience des matchs en Amérique du Nord. Avec Genève-Servette, dans la principale ligue de Suisse, il a inscrit 11 buts et 15 points en 25 parties cette saison. Il a également amassé 54 points en 103 joutes dans les deux campagnes précédentes.
Or, tout cela n’a pas convaincu l’entraîneur-chef de la formation nationale, Yorick Treille, de lui accorder une chance aux Jeux. Tim Bozon ne figure pas dans le groupe de joueurs d’avant de la France, ce qui le fait sourciller.
Aussi, le fait que la décision de l’instructeur soit prise depuis plusieurs semaines le rend sceptique. D’ailleurs, il y a une mise en contexte importante à préciser: Treille dirigeait justement le club de Genève-Servette au début du calendrier régulier, mais les mauvaises performances de sa troupe ont mené à son congédiement au début octobre.
Bozon a-t-il scellé son sort l’automne dernier? La réponse n’est pas connue. Toutefois, il est permis d’émettre des hypothèses.
«C’est personnel et je pense sincèrement que c’est la vérité», a-t-il notamment déclaré dans une longue entrevue au site blick.ch. «Je vous laisse faire le lien voulu. Mais après son départ à Genève, j’ai soudainement disparu. Pour moi, c’est clair. Dans sa façon de me parler, dans son ton, j’ai ressenti beaucoup de haine. J’ai l’impression qu’il m’a fait payer quelque chose.»
Pas assez défensif?
Au cours de cet entretien, le choix de troisième tour du Canadien en 2012 affirme avoir dû contacter lui-même Treille pour obtenir des nouvelles sur ses intentions à son endroit. En novembre, le pilote lui a «très froidement» répondu, confirmant qu’il n’allait pas être retenu pour les Olympiques.
«Il donne plusieurs versions depuis quelque temps, dépendamment de ceux à qui il parle. Celle qu’il me présente, c’est que je ne me replie pas assez et que je n’ai pas l’ADN de l’équipe de France», a ajouté l’athlète concerné, rappelant que Treille a déjà œuvré comme adjoint de son père quand celui-ci était à la tête de l’équipe nationale séniore.
«S’il y avait eu un problème, pourquoi m’avoir sélectionné pour le tournoi qualificatif olympique? Et surtout, pourquoi m’avoir quasiment forcé à venir au Championnat du monde en Suède au printemps dernier alors que j’étais archiblessé?» a-t-il renchéri.
Bref, les explications véritables viendront tôt ou tard, espère celui qui poursuit sa carrière en Suisse depuis 2017.