Du tennis au pickleball: Eugenie Bouchard change de sport


Jessica Lapinski
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Eugenie Bouchard semble être en voie de troquer sa raquette de tennis pour une autre. Le PPA Tour, le circuit professionnel de pickleball, a annoncé jeudi que la Québécoise joindra ses rangs à compter de la saison prochaine, qualifiant du même coup cette signature de l’une «des plus grandes de l’année».
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With one of the biggest signings of the year ✍️ @geniebouchard, professional tennis star with a WTA #5 career high in singles, joins the PPA Tour in 2024! 👏 pic.twitter.com/7lSNCDkQfT
— Carvana PPA Tour (@PPAtour) September 7, 2023
Il n’est pas clair si cela signifie que la Montréalaise de 29 ans met un terme à sa carrière avec la WTA.
«Genie» a encore au moins un tournoi de tennis prévu à son horaire cette année, elle qui sera en compétition au Mexique, à Guadalajara, à compter du 17 septembre.
L’ancienne cinquième mondiale n’a pas commenté la nouvelle pour l’instant, se contentant de relayer la publication du PPA Tour sur son compte Instagram.
Pas la première
Le pickleball est un sport de raquette en forte croissance, et Bouchard n’est pas la première joueuse de tennis professionnelle à tenter sa chance sur le PPA Tour, qui a été fondé il y a cinq ans.
L’Américain Jack Sock – huitième au classement de l’ATP en 2017 – a récemment annoncé qu’il prenait sa retraite du tennis après le présent US Open afin de pratiquer ce qui se joue aussi en simple ou en double, mais avec une balle trouée et une raquette pleine, et sur un terrain plus petit.
Son compatriote Sam Querrey (11e mondial en 2018) avait fait de même l’an dernier.
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Une carrière en chute libre
Après avoir été tenue à l’écart de la WTA durant 17 mois en raison d’une intervention chirurgicale à l’épaule, subie en juin 2021, Bouchard tentait depuis l’an dernier de regrimper les échelons de l’échiquier du tennis.
La Québécoise figure actuellement au 215e rang mondial, un classement qui la contraint à passer presque systématiquement par les qualifications. Elle y a perdu dès le premier tour à Montréal, en août, et au deuxième au US Open, il y a deux semaines.

L’ancienne sensation du circuit avait connu une année phénoménale en 2014, durant laquelle elle avait atteint le carré d’as à l’Open d’Australie et à Roland-Garros, et, surtout, la finale à Wimbledon.
Elle avait aussi glané cette année-là son unique titre sur la WTA, au tournoi sur terre battue de Nuremberg.
Mais Eugenie n’a jamais été capable de se maintenir au sommet du classement et, depuis, sa carrière de tennis n’a jamais été à la hauteur des espoirs qui avaient été placés en elle.
Un sport en forte hausse
C’est tout le contraire du pickleball, une discipline plus accessible que le tennis, notamment sur le plan physique, qui est en pleine ascension depuis la pandémie. Les retraités américains, notamment, sont nombreux à en avoir fait leur dada, et de plus en plus de Québécois en sont aussi friands.
Des rencontres du PPA Tour sont d’ailleurs diffusées sur plusieurs plateformes télévisuelles américaines, dont ABC, Fox et ESPN.
Le circuit organise 25 tournois chaque année, tous disputés aux États-Unis. Les bourses, pour la durée de la saison 2023, ont totalisé 5,5 M$, rapportait le réseau CBS en août, une hausse de 83% par rapport à la campagne précédente.
Une autre Montréalaise, Catherine Parenteau, qui a aussi initialement pratiqué le tennis, est classée deuxième sur le circuit, du côté féminin.