Étienne Papineau à l’Omnium canadien: déception et manque d’expérience
Le Québécois rate le couperet après 36 trous


François-David Rouleau
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HAMILTON | Après une journée éreintante et frustrante aux quatre coins du Hamilton Golf and Country Club en deuxième ronde de l’Omnium canadien, calotte en l’air, Étienne Papineau ne dérougissait pas.
«Je suis déçu, très déçu de ma semaine. Je jouais pourtant très bien en arrivant à Hamilton. C’est le résultat d’un manque total d’expérience», a-t-il pesté avec politesse et respect après avoir signé sa carte de 74 (+4).
Jumelée à celle de 72 (+2) la veille et un dossier cumulatif de +6, il savait évidemment déjà qu’il aurait congé ce week-end.
Le natif de Saint-Jean-sur-Richelieu n’a pas caché ses défauts, bien au contraire. Il les a soulignés à l’encre rouge, en caractères gras.

«J’ai vu avec les gars de mon groupe (Jared du Toit et Ryo Hisatsune) comment jouer autour des verts. Tu ne peux pas placer une approche coupée à 10 ou 12 pieds du fanion. Et quand le fer droit ne collabore pas comme c’était le cas aujourd’hui, c’est plus difficile de sauver les normales.»
Fer droit glacial
En deuxième ronde, ce fer droit, froid comme la glace, l’a complètement laissé tomber. En touchant 10 des 18 verts en coups réguliers, celui-ci doit coopérer. Il n’a sauvé que quatre des huit normales dans ces enjeux. Sur un parcours ardu à normale 70 comme ici, le manque de précision et d’opportunisme ne pardonne pas.
«Je dois travailler mon jeu autour des verts», a-t-il lâché en prévision de son prochain tournoi prévu dès la semaine prochaine en Caroline du Sud.
Pour participer à son championnat national, «Papi» avait osé prendre une grande décision, celle de sauter un tournoi du circuit Korn Ferry Tour (KFT), l’antichambre de la PGA, où il est engagé dans une chaude lutte au classement. Au 36e rang, il doit terminer dans le top 30 afin de mériter sa carte du grand circuit pour 2025.
Loin de l’objectif
À Hamilton, le Québécois avait de grandes ambitions. Confiant en ses moyens, il visait le top 25.
«Cibole que j’en suis loin, a-t-il grommelé. Je voulais tellement bien faire. Notre championnat national, devant ma famille, sur une grande scène. Je ne suis pas parvenu à réaliser mon objectif. Je croyais que j’en étais capable à ma troisième présence dans un tournoi de la PGA. Je pensais en avoir assez en moi pour réussir.»

N’empêche, Papineau ne regrette en rien sa décision d’avoir accepté l’invitation de Golf Canada et faire l’impasse sur le tournoi du KFT ce week-end.
«C’est une superbe expérience. J’en suis honoré. Je dois apprendre de cette aventure. C’est un parcours très difficile. C’est un nouvel apprentissage, car d’habitude je joue bien quand les conditions sont difficiles en raison de la qualité de mes frappes.»
Le membre de l’équipe nationale ne s’en fait pas outre mesure, il sait qu’il a sa place parmi l’élite du golf mondial. Il s’y en «approche tranquillement, c’est plate à dire. Un jour, on sera ici. Je ne sais pas quand. Mais on sera ici.»
Nul doute dans l’esprit des experts et des observateurs qu’il y parviendra. C’est une question de temps.