« Brock Boeser. Montréal. T’en penses quoi ? » Des variantes de ce texto ont été envoyées à quelques contacts pour évaluer à quel point c’est frivole.
Il y a des transactions fictives sur la toile qui ne passent même pas le test de la PlayStation. J’écœure encore un ami qui croyait à « Price contre Lafrenière » en 2020.
Ici, il y a quand même un rationnel. Ce n’est pas fondé sur des infos privilégiées qui lient directement Boeser et le Canadien, mais des affinités existent.
On sait que Vancouver est une destination de choix pour Gallagher. Déjà, on peut prévoir des discussions entre Hughes et son homologue des Canucks, Ryan Johnson.
On sait aussi que le duo Gorton-Hughes a déjà eu un intérêt quelconque pour Boeser.
Les Canucks pourraient très bien amorcer une reconstruction complète. Arracher les fondations. Pierre LeBrun mentionne Boeser, mais aussi Elias Pettersson et Jake DeBrusk comme vétérans susceptibles d’être sacrifiés.
Le problème du CH, c’est qu’il veut s’améliorer en même temps que... tout le monde, finalement.
Même les équipes qui ont agressivement tenté de perdre, les Blackhawks et les Sharks, essayent d’enclencher la prochaine vitesse.
Qu’est-ce que le Canadien peut offrir à ces équipes dans un échange ? Surtout des choix et des espoirs.
Vous voyez le problème.
Danser avec Ryan
Ryan Johnson arrive tout fringant dans ses nouveaux bureaux de DG à Vancouver, fort d’une promotion et du soutien des Sedin. Il a un mandat fort.
Et il pourrait tout faire éclater.
Voilà une équipe qui veut des choix et des espoirs.
Une équipe qui peut absorber le contrat de Gallagher. Qui a même intérêt à le faire pour s’éloigner du plancher salarial.
Compas dans l’œil
Boeser a 29 ans. Il est sous contrat pour encore six ans à une moyenne de 7,25 millions $. Bref, il aura 34 ans à la dernière année de l’entente.
Ce n’est pas idéal, mais il vieillit quand même bien. Il vient d’enfiler plus de 20 buts dans la pire équipe de la Ligue. Parfois, son joueur de centre était David Kampf ou Max Sasson. Il y a deux ans seulement, l’Américain empilait 40 buts.
« C’est une très bonne personne et un excellent coéquipier. Un homme articulé », m’a par ailleurs confié un ex-dirigeant des Canucks qui n’a aucun lien avec l’administration actuelle.
Les chiffres de Sportlogiq montrent qu’il est encore dans le 84e percentile pour les tirs de l’enclave, et dans le 95e pour les tirs sur réception.
C’est un droitier qui, hors l’aile, pourrait recevoir les passes d’Ivan Demidov au sein du deuxième trio. Juraj Slafkovsky resterait à droite de Cole Caufield et de Nick Suzuki.
Il a une clause de non-mouvement et il pourrait privilégier les équipes américaines. Mais en jouant au Canada, il ne perd pas tant d’argent que ça. Une bonne partie de sa compensation est versée en bonis à la signature. Au Canada, les résidents américains ont droit à un taux d’imposition préférentiel de 15 % sur ces bonis.
Gallagher, le choix de 1er tour en 2026 et un espoir de grade B ? C’est un pensez-y bien.
Oh, en passant...
Les contacts à qui on a posé la question ne trouvent pas ça fou pantoute.

