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Et si c’était enfin l’année des Bills?

Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-11-04T00:02:39Z

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Les Bills ont fait beaucoup de bruit dans les dernières années, sans finalement jamais trop s’approcher du Saint-Graal. Après leur septième victoire de la saison, il est permis de se demander s’ils peuvent rêver pour de vrai à la terre promise.

Les Bills l’ont emporté 30-27 face aux Dolphins et sont virtuellement assurés de remporter le championnat de leur division pour une cinquième année de suite.

Avec leur dossier de 7-2, ils sont loin devant les Jets, leurs plus proches poursuivants à 3-6.

À première vue, battre les Dolphins n’a rien de bien impressionnant. Même s’il ne s’agissait pas d’un adversaire redoutable, ils ont quand même eu le mérite de tenir tête à une attaque explosive.

Les sept dernières séquences offensives des deux équipes ont mené à des points et en deuxième demie, le quart-arrière Josh Allen a été sensationnel (13 en 20, 156 verges, trois passes de touché).

C’est un long placement de 61 verges de Tyler Bass qui a mis fin au débat, mais Allen, en excluant une interception qui est imputable à son receveur Keon Coleman, a continué son jeu impeccable. Et ce, sans son nouveau receveur Amari Cooper.

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Encore des doutes

Mine de rien, les Bills continuent de gagner, mais personne ne parle d’eux. Tous les yeux semblent tournés vers les Chiefs, les Lions et les Ravens.

Peut-être que les gens ne croient plus en eux. Depuis qu’Allen est en poste, il a mené les siens en séries à cinq reprises et ils ont atteint la finale de conférence une seule fois. Lors des trois dernières saisons, ils n’ont pas franchi le deuxième tour. À la longue, ça sème des doutes.

Cette saison, plusieurs feront remarquer qu’ils ont affronté seulement deux équipes dotées de fiches gagnantes, les Texans et les Ravens. Les deux fois, ils ont perdu et même qu’ils ont été sévèrement corrigés par les Ravens, par 35-10.

Une équipe équilibrée

Pourquoi donc continuer d’allumer des lampions à Buffalo?

Parce que contrairement aux saisons passées, les Bills semblent éloignés des projecteurs. Avant la saison, ils n’étaient à peu près plus identifiés comme de sérieux prétendants au trône. C’est peut-être dans ce contexte qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, quand la pression de la victoire à tout prix semble moins étouffante.

Cette saison, Allen distribue mieux le ballon que jamais auparavant. Contre les Dolphins, huit receveurs différents ont capté ses offrandes. C’était la quatrième fois cette saison qu’au moins huit receveurs captaient des passes.

Avec le départ de Stefon Diggs vers Houston, plusieurs ont présumé que le jeu aérien prendrait un pas de recul. Il n’y a peut-être plus une figure dominante, mais l’attaque est plus imprévisible.

Les Bills sont aussi 13e par la course. Encore là, certains répliqueront qu’ils étaient cinquièmes l’an passé, mais Josh Allen est plus raisonnable à ce chapitre, pendant que les porteurs James Cook et Ray Davis se chargent du sale boulot. Le quart-arrière fait sa part de gros jeux, sans sentir le besoin d’enfiler sa cape de superhéros toutes les 30 secondes.

Cette saison, les Bills optent pour la passe sur 51,1% de leurs jeux offensifs. C’est le taux le plus bas de l’ère Allen et c’est loin d’être une mauvaise chose.

Les Bills sont peut-être moins spectaculaires que par le passé, mais à six reprises cette saison, ils ont inscrit 30 points ou plus.

Il sera toujours temps de revenir aux pouvoirs magiques d’Allen lors des matchs critiques en janvier, au besoin. Pour l’instant, il n’a plus à tout faire et c’est tant mieux.

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